Économies d’effectifs et de budget Police-gendarmerie : même combat

La liste des fermetures de commissariats et de brigades de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, entérinée jeudi, a suscité la grogne des syndicats de police et d’élus concernés.
Les commissariats de police de Dinan (Côtes d’Armor), Guebwiller (Haut-Rhin), Castelnaudary (Aude), Romorantin (Loir-et-Cher) et Persan-Beaumont (Val-d’Oise) devraient être fermés et ces communes passer en zone de gendarmerie dans le cadre de redéploiements, selon cette liste confirmée par l’entourage du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

De tels « redéploiements » et « redécoupages » police/gendarmerie, dans le jargon administratif, ont déjà eu lieu ces dernières années dans un souci de « mutualisation des moyens » et d’économie. Ils ont à chaque fois suscité de vives réactions d’élus qui, aux côtés des syndicats, ont organisé des manifestations. Le gouvernement ne devrait pas y échapper bien que la liste préparée par l’Intérieur soit plus modeste que lors de précédentes vagues.
Une première mouture de cette liste avait été rendue publique par l’Intérieur début 2013. Huit circonscriptions de police couvrant dix-neuf communes devaient passer en zone de gendarmerie. À l’inverse, neuf brigades de gendarmerie couvrant dix-sept communes passeraient en zone police.
« Nous sommes opposés à ces fermetures », a dit Nicolas Comte, porte-parole d’Unité-police SGP-FO (premier syndicat de gardiens). « Cela ne règle en rien les économies d’effectifs et de budget » invoquées, selon lui. Alliance (2e syndicat) s’est déclaré « en colère » et appelle à la « mobilisation » prévenant qu’il allait « durcir son combat » si ces fermetures étaient maintenues. L’Unsa-police (3e syndicat) a également fait part de son opposition.

Source : L’Union Presse

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