École de gendarmerie: le maire en sourit…

Jean-Pierre Abelin a bien lu les réponses d’Élisabeth Borne, la préfète de la Vienne aux questions que nous lui posions tout récemment, à propos de l’avenir de l’École de gendarmerie. Il répond, tout en laissant entendre que ce dossier n’est pas près d’avancer:

« “On est propriétaire, c’est la faute à Voltaire…” Il y a quelques semaines, je disais dans la presse qu’il fallait que l’État, propriétaire de l’école de gendarmerie, fasse un geste pour que la Ville puisse le réaménager… On peut résumer la réponse de l’État à une célèbre réplique: ” On est propriétaire, c’est la faute à Voltaire… On ne veut pas vendre à un euro, c’est la faute à Rousseau “…
Aujourd’hui, l’État est propriétaire du site. Et malheureusement, Madame le Préfet a confirmé mes craintes dans la presse: l’État n’a aucun projet pour le reconvertir. Ceux ébauchés par les précédents préfets sont abandonnés: pas de suites à la demande d’implantation de Pôle Emploi, non à une cité judiciaire que nous avions suggérée avec Gilles Michaud.
Et pourtant, on pourrait imaginer d’héberger le commissariat bien mieux qu’il ne l’est aujourd’hui confiné dans une maison bourgeoise peu adaptée au loyer onéreux. Les locaux de la sous-préfecture sont coûteux en fonctionnement et le tribunal d’instance est mal installé dans des locaux de la ville. Il y avait un projet à inventer dans au moins deux bâtiments de l’école.
Mais, plus inquiétant encore, l’État veut vendre ce site à des prix parisiens: 10 millions €… alors qu’il faudra au moins 10 autres millions pour le réhabiliter… De nombreux sites militaires ont pourtant été cédés pour un euro symbolique: la plupart des 50 ha de La Rochelle, les 247 ha au Mont de Saule en Mayenne, les 40 ha de la caserne de Breissand… Alors pourquoi ce traitement de défaveur envers Châtellerault?
La question n’est pas de savoir si c’est la faute de l’État ou non, ça ne fait pas avancer le problème. Aujourd’hui, l’État en est propriétaire et en a donc la responsabilité. La Ville était prête à y investir pour des projets de qualité pour peu que l’État le cède à l’euro symbolique. Il n’est pas question que les Châtelleraudais payent deux fois: une 1 fois pour le site, une 2 pour le réhabiliter.
Alors, à la manière d’Hugo, ” si l’État veut le vendre cher, et qu’il reste désert, ça ne sera pas la faute au Maire… “
La faute à qui? Est-ce vraiment le problème des Châtelleraudais? Ce qu’ils souhaiteraient, eux, sans doute c’est que chacun puisse se mettre autour d’une même table et qu’on avance sur des décisions…»

Source : Centre Presse

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