D’un cambriolage raté à une course poursuite avec les gendarmes… Un prévenu condamné

Le mardi 7 novembre, les habitants de Baisieux, et notamment du quartier du parc d’Escamin, ont été témoins d’une opération de gendarmerie qui a animé les esprits. Tout s’est terminé devant la justice.

Les cambrioleurs ont été pris en chasse par l’hélicoptère de la gendarmerie. PHOTO ARCHIVES SAMI BELLOUMI

Les cambrioleurs ont été pris en chasse par l’hélicoptère de la gendarmerie. PHOTO ARCHIVES SAMI BELLOUMI – VDN

Le 9 novembre, un jeune homme a été condamné pour une tentative de cambriolage deux jours auparavant à Tressin. Il a été relaxé pour le recel de la Fiat 500 rouge que des riverains ont aperçue accidentée rue d’Escamin ainsi que pour le transport d’un fusil de chasse trouvé dans le coffre.

Chamsdine A., 19 ans, a été jugé en comparution immédiate. Il n’a jamais été condamné, habite Marseille, passait quelques jours à Roubaix chez des cousins et a visiblement été embarqué dans une aventure qui le dépasse un peu. Le 7 novembre, la propriétaire d’une maison appelle les gendarmes pour une tentative de cambriolage. Elle a entendu du bruit, crié et a vu un jeune homme s’engouffrer sur le siège passager d’une voiture démarrant en trombe. Elle affirme qu’il s’agissait de Chamsdine qui passera le temps de l’audience à prétendre qu’il était passager arrière de la voiture et qu’il n’a pas bougé. «  Les gendarmes n’ont jamais vu trois personnes dans le véhicule » lui fait remarquer le président, Bernard Lemaire.

Rapidement, la Fiat rouge sera prise en chasse par les gendarmes. Quand elle s’engage dans une impasse, elle emboutit le véhicule des forces de l’ordre après avoir fait demi-tour. La Fiat rouge est inutilisable. Le chauffeur part en courant. Chamsdine sera arrêté. «  Pourquoi vous cachez-vous dans un buisson si vous n’avez rien à vous reprocher ? » lui demande la procureure, Emmanuelle Laudic-Baron. Me Jean-Yves Moyart, en défense, fera remarquer que le doute sur la présence d’un troisième homme est permis : Chamsdine A., handicapé à la suite d’un grave accident de moto, peine à courir. Le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu et le condamne à huit mois de prison, peine qui pourra être aménagée.

Source : La Voix du Nord

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