Disparition Maëlys : le mensonge du suspect qui pourrait tout changer

MAELYS DIRECT – Nordahl L., l’homme mis en examen pour enlèvement, suspecté d’être à l’origine de la disparition de Maëlys, à Pont-de-Beauvoisin, aurait menti et inventé la scène où la fillette est montée dans sa voiture.

L’essentiel sur la disparition de Maelys

  • Au treizième jour de recherches de Maëlys de Araujo, 9 ans, disparue lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère, les fouilles s’orientent vers les nombreux plans d’eau de Savoie, où des plongeurs intensifient les sondages.
  • Du côté de l’enquête, l’attention se focalise sur le principal suspect Nordahl L., invité de dernière minute des noces. Ce dernier a livré des explications incohérentes et contradictoires sur son emploi du temps et ses relations avec la fillette le soir de sa disparition. Selon Le Dauphiné Libéré, les enquêteurs sont persuadés qu’il a menti sur sa version des faits : selon le suspect, Maëlys serait montée un instant dans sa voiture, avec un autre petit garçon. Or, les vérifications démontreraient que cet autre enfant « n’existe pas ».
  • L’homme de 34 ans s’est absenté une heure environ de la salle des fêtes où se déroulait l’événement. Des traces ADN de Maëlys ont en outre été retrouvées dans son véhicule, près du tableau de bord, et des traces de griffures sur ses bras et ses jambes. Nordahl L. a lavé entièrement sa voiture le lendemain de la disparition, nettoyant minutieusement son coffre avec un produit destiné au nettoyage des jantes et pouvant « tromper l’odorat des chiens ».

Affaire Maelys : dernières infos en direct

16:04 – Les recherches se concentrent dans un lieu « idéal pour faire disparaître des indices »

Ce vendredi 8 septembre, six gendarmes du PGHM de Savoie sont venus prêter main forte à leurs collègues de l’Isère affectés aux recherches de la petite Maëlys, nous apprend France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Les enquêteurs ont choisi de concentrer leurs efforts dans les gorges de Chailles, « un secteur très compliqué », où « il y a beaucoup de végétation et les pentes sont très raides », précise la capitaine David à France 3. Le média pointe le fait que le canyon des gorges, est « plutôt dangereux d’accès pour les non-initiés, mais surtout le lieu idéal pour ‘faire disparaître’ des indices ». Les investigations menées dans cette zone, située à une dizaine kilomètres du domicile du suspect, pourraient s’étendre sur plusieurs jours.

14:52 – Maëlys un instant dans la voiture du suspect : les explications du suspect mises à mal

Si Nordahl L. a bien menti aux enquêteurs en inventant l’existence d’un garçonnet à ses côtés, alors il est vraisemblable que l’ensemble des explications du suspect sur la présence de Maëlys dans sa voiture soient fausses. A LCI, l’avocat de Nordahl L. avait donné sa version des faits : « Il était en train de fumer près de son véhicule, les enfants étaient également à l’extérieur. Deux d’entre eux, qui avaient su qu’il avait des chiens, sont venus vers lui pour les voir. Il a ouvert sa porte, ils sont montés sur la banquette arrière, ils ont regardé s’il y avait des chiens dans le box et sont ressortis ». S’il est bien établi que le second enfant n’existe pas, c’est que le suspect a manifestement voulu tromper les enquêteurs. C’est donc l’ensemble de ses dires qui pourraient être remis en question, d’autant que la trace ADN de Maëlys, retrouvée sur le tableau de bord, peut laisser penser qu’elle n’est pas montée à l’arrière du véhicule, mais à l’avant.

13:41 – L’avocat du suspect refuse de réagir

Maître Bernard Méraud, l’avocat de Nordahl L., a été contacté par les journalistes de LCI. Ce dernier « n’a pas souhaité faire de commentaires » sur l’information du Dauphiné Libéré concernant l’enfant qui aurait accompagné Maëlys dans la voiture de son client. Me Méraud a jusque-là insisté sur le fait que la trace d’ADN de la fillette, retrouvée dans le véhicule, était peut-être dû à un « transport ».

12:56 – Les enquêteurs convaincus que le suspect a menti, assure Le Dauphiné Libéré

Selon les informations du journal régional, les enquêteurs ont « vérifié » les dires du suspect concernant le petit garçon, « un enfant blondinet », qui serait monté avec Maëlys dans sa voiture, et en auraient conclu que l’homme de 34 ans a menti.

12:34 – Les recherches de Maëlys se poursuivent ce vendredi

D’après les informations du Dauphiné Libéré, les gendarmes explorent depuis ce matin les gorges de Chailles, qui s’étendent sur les communes de Saint-Franc et Saint-Béron. A la recherche d’un indices, les militaires du PGHM, peloton de gendarmerie de haute montagne, descendent en rappel les ravins. Les gorges de Chailles ne sont situées qu’à quelques kilomètres du domicile du suspect.

12:25 – Le suspect s’est contredit plusieurs fois devant les enquêteurs

L’homme suspecté d’être à l’origine de la disparition de Maëlys a plusieurs fois menti aux enquêteurs. D’abord en assurant qu’il n’avait pas quitté la fête du mariage le samedi 26 août, alors que des témoins assuraient le contraire. Il a par ailleurs reconnu en garde à vue avoir eu avec l’enfant « des contacts plus particuliers que d’autres » personnes, alors qu’il admettait simplement, auparavant, avoir « eu un contact avec la fillette, comme des tas de gens lors de cette soirée ». Rappelons également que Nordahl L. n’a admis qu’en garde à vue que la fillette était bien montée dans sa voiture. Par ailleurs, le suspect a caché l’existence d’un téléphone aux gendarmes. Il y a quelques jours, l’avocat du suspect avait confié à LCI au sujet des contradictions ou omissions de son client : « Il a l’impression d’être pris dans un engrenage puisque chacune de ses déclarations lui revient en pleine figure comme étant un élément à charge, par le seul fait qu’on lui dise ‘pourquoi n’avez vous pas dit ça plus tôt ?' ».

11:22 – Le deuxième enfant évoqué par le suspect « n’existe pas »

Le Dauphiné Libéré affirme ce vendredi matin que « l’enfant blondinet » dont Nordahl L. a parlé aux enquêteurs lors de sa garde à vue « n’existe pas ». Le site du journal régional s’appuie sur « une source proche du dossier ». Le suspect avait assuré aux gendarmes que lorsque Maëlys était montée dans sa voiture – un court instant, pour voir si son chien était dans le coffre -, elle était avec un autre enfant, un petit garçon. Selon Le Dauphiné, « il aurait été démontré que l’existence de cet enfant est une pure invention du trentenaire ». « Le suspect a donc fait monter Maëlys seule dans sa voiture. Mais elle n’en est probablement jamais ressortie sur le parking de la salle des fêtes du mariage où était garée l’Audi », affirme désormais une source proche du dossier. Les enquêteurs étaient intrigués par les explications que le suspect avait données, puisque lors des premières auditions avec les invités du mariage, personne n’avait parlé de cet épisode et de cet enfant.

10:57 – Les parents de Maëlys auraient fait appel à un médium pour retrouver leur fille

Selon les informations de RMC, la famille de Maëlys, qui a décidé de ne pas s’exprimer dans les médias, aurait sollicité un médium portugais. « Le père dit n’avoir plus rien à perdre », précise un journaliste de la radio, qui s’exprimait ce matin dans l’émission Bourdin Direct. Rappelons que les enquêteurs eux-mêmes sont contactés par des médiums et qu’ils restent à l’écoute de leurs « analyses ».

09:48 – Affaire Maëlys : la fillette toujours introuvable, les gendarmes toujours mobilisées

Ce vendredi, les recherches se poursuivent pour retrouver Maëlys, portée disparue depuis le 27 août. Les gendarmes poursuivent leurs investigations, mais semblent ne pas disposer de nouvel élément significatif leur permettant de faire avancer l’enquête.

09:01 – Disparition mystérieuse : les médiums sont-ils écoutés ?

Franceinfo s’est intéressé à ce phénomène qui survient à chaque disparition médiatisée : de nombreuses personnes se disant médiums font part aux enquêteurs de leurs flashs et autres visions. Mais sont-elles prises au sérieux ? « Tout signalement est pris au sérieux. Tout ce qui est vérifiable est vérifié. Un appel reste un appel, aucun n’est pris à la légère », confie une source proche de l’enquête sur la disparition de Maëlys. « On ne peut pas ne rien faire. On vérifie les endroits plausibles qu’on nous signale. C’est même un peu embêtant parce qu’on les rend quasiment crédibles », affirme également à franceinfo Jean-Marc Bloch, ancien chef de la direction régionale de la police judiciaire à Versailles. Néanmoins, une autre source de la police judiciaire interrogée par le média tempère : « Les informations données par les médiums ne sont pas prises en compte dans les investigations, sauf si la famille le demande. » Et si parfois elles peuvent orienter les enquêteurs d’une manière ou d’une autre, aucun médium n’a cependant jamais apporté « de solution spectaculaire », note encore une source policière.

07/09/17 –  21:54 – « Je ne peux imaginer que le Nordahl que je connais ait fait ça.. »

Interrogée par Le Parisien mercredi, Magali, qui revendique être l’une des meilleures amis de Nordahl, le principal suspect pour l’heure dans la disparition de la petite Maëlys, affirme que ce dernier n’a pas pu faire ça. Face aux indices qui semblent aller à l’encontre de ses dires, comme la découverte de traces ADN dans le véhicule de son ami, cette dernière veut « croire qu’il est la victime d’une terrible scoumoune ». « Nous sommes déjà effondrés. Mais s’il a fait ça […] Je ne sais plus. C’est vrai que tout l’accuse. Je veux croire qu’il est la victime d’une terrible scoumoune. Ou alors, je ne sais pas ce qu’il pourrait lui avoir pris. » « Un terrible accident, par exemple en reculant, et une crise de panique qui lui aurait alors fait péter les plombs », hypothèse-t-elle alors. Et de conclure : « Mais faire sciemment du mal à un enfant, non, je ne peux imaginer que le Nordahl que je connais ait fait ça… »

07/09/17 –  20:49 – Quelle mission pour les gendarmes comportementalistes ?

Selon le Dauphiné Libéré des gendarmes comportementalistes auraient également été réquisitionnés dans l’affaire de la disparition de la petite Maëlys. « Leur mission est de décrypter, d’analyser la logique de certains suspects au profil psychologique complexe, de détecter certaines failles », a notamment expliqué une source.

07/09/17 –  19:27 – Disparition de Maëlys : les enquêteurs passent des heures à consulter la vidéo-surveillance

Il s’agit d’une priorité tant le trajet effectué par le suspect en voiture la nuit du mariage pourrait s’avérer déterminant. Selon les informations du Dauphiné Libéré, les enquêteurs tentent d’exploiter les images de caméras et de vidéo-protection. « Il s’agit de tenter de retracer le parcours de l’Audi A3 du mis en cause. Il s’agit d’un travail de fourmi. Il faut tout d’abord recenser les caméras dans un périmètre établi. Il dit s’être absenté une heure environ. En une heure de temps, il a pu en avaler des kilomètres », précise une source proche du dossier. Cette source confie également qu’il n’est pas formellement établi que le trentenaire, mis en examen pour enlèvement et séquestration, était au volant uniquement de son Audi A3 durant ce fameux aller-retour pour changer son short tâché.

07/09/17 –  18:15 – Disparition de Maëlys : plusieurs événements festifs annulés à Pont-de-Beauvoisin

Selon les informations de France Bleu Isère, la commune dans laquelle a disparu la fillette de 9 ans a décidé de mettre en suspens la tenue de manifestations, par respect pour la famille. Tous les rendez-vous qui devaient se tenir à la salle des fêtes durant le mois de septembre ont été supprimés. Rappelons que Maëlys a disparu lors d’une fête de mariage, qui se tenait précisément dans cette salle fin août. Par ailleurs, l’inauguration des travaux de rénovation de l’école Morard, fixée à ce samedi, est reportée.

07/09/17 –  17:10 – Affaire Maëlys : des précisions sur Nordhal L., le principal suspect, des photos diffusées

Selon Le Parisien, Nordahl L., mis en examen et écroué depuis dimanche pour « enlèvement et séquestration », a arrêté ses études avant le Bac et a intégré l’armée pendant cinq ans au sein d’une équipe cynophile. En 2010, Nordahl s’est installé en tant qu’éducateur canin, mais son activité n’a pas marché. « Il a toujours travaillé, précise sa mère. Dans différents domaines. C’est un touche-à-tout. Ces derniers temps, il était en arrêt maladie. Il s’était fait mal au dos », a raconté sa mère au quotidien. Le suspect était également passionné d’arts martiaux et commentait les résultats des clubs locaux sur un compte Facebook. Il s’était fait connaître de la justice à cause d’usages de stupéfiants et dans une affaire d’incendie. « Celui d’un restaurant, dont il n’était pas directement à l’origine », a vaguement précisé sa mère au journal. Les habitants de la commune sont quant à eux surpris, car selon plusieurs témoignages du voisinage, Nordhal était connu comme étant « un petit garçon tranquille ». France Bleu Isère a mis en ligne plusieurs clichés de l’homme de 34 ans. Les images ont été récupérées sur son compte Facebook : on le voit souvent entouré de chiens, pour qui il aurait développé une passion et entrepris des activités professionnelles.

07/09/17 –  16:20 – Les traces ADN de Maelys ont-elles pu être « transportées » dans la voiture du suspect ?

C’est l’une des hypothèses avancées par l’avocat du principal suspect dans l’affaire Maelys : si des traces ADN de la fillette ont été découvertes près du tableau de bord de son véhicule, c’est à dire à l’avant, alors qu’il affirme qu’elle est montée à l’arrière, cela peut être le résultat d’un « transfert d’ADN ». LCI a testé la validité de ces propos en interrogeant la généticienne Catherine Bourgain. Et cette dernière confirme qu’il faut « rester prudent » face aux différentes révélations. Catherine Bourgain évoque en effet la « volatilité » de l’acide désoxyribonucléique (ADN). « Si par exemple, je vous serre la main et qu’ensuite je pose ma main sur le visage de quelqu’un, on y retrouvera mon ADN mais également le vôtre », conclut-elle, ajoutant que « l’ADN ne peut donc pas être une preuve infaillible pour condamner un suspect ».

07/09/17 –  12:54 – Le suspect aurait été réformé de l’armée pour son instabilité

C’est le journal ardennais L’Union qui rapporte cette information au détour d’un article. le principal suspect dans l’affaire de la disparition de Maelys faisait partie du 132e Bataillon cynophile de l’Armée de terre, basé à Suippes, dans la Marne. Un bataillon spécialisé dans la recherche d’explosifs, d’armes ou de stupéfiants. Il y serait resté environ cinq ans, entre 2002 et 2007. Mais selon L’Union, qui cite « une source proche de l’enquête », Nordahl L. aurait été réformé en raison de « son comportement psychologique instable ».

07/09/17 –  12:31 – Le Dauphiné évoque une nouvelle incohérence chez le suspect

Le principal suspect dans l’affaire de la disparition de Maelys est encore remis en cause dans ses explications. Alors qu’il a reconnu que Maelys est montée dans son véhicule le soir du mariage, les détails qu’il a livrés sur ces quelques minutes cruciales sont incohérentes selon des enquêteurs cités par le Dauphiné Libéré. Nordajl L. dit que la fillette est montée « sur la banquette arrière » du véhicule pour voir si un chien se trouvait dans le coffre de l’Audi A3, puis qu’elle est rapidement ressortie pour regagner la salle des fêtes. Maelys a accédé à la voiture par la porte arrière droite selon lui. Or, une trace d’ADN de la fillette de 9 ans, mêlée à celui du suspect, a été retrouvée sur une commande d’éclairage, à gauche du volant, ce qui laisse penser que Maelys se trouvait sur le siège passager situé à l’avant du véhicule…

06/09/17 –  15:45 – Le suspect s’est absenté du mariage une heure environ

Selon les informations du Dauphiné Libéré, de nombreux enquêteurs sont mobilisés pour déterminer ce qu’a fait le suspect lorsqu’il s’est absenté de la fête. L’homme de 34 ans, mis en examen, dit être rentré chez lui pour changer son short tâché de vin. La cellule d’enquête mène un minutieux travail d’exploitation d’images de caméras de vidéo-protection. « Il s’agit de tenter de retracer le parcours de l’Audi A3 du mis en cause. Il s’agit d’un travail de fourmi. Il faut tout d’abord recenser les caméras dans un périmètre établi. Il dit s’être absenté une heure environ. En une heure de temps, il a pu en avaler des kilomètres », explique une source proche du dossier au journal régional, très bien informé sur la progression de l’enquête. Rappelons que plusieurs plans d’eau sont situés autour du Pont-de-Beauvoisin et de Domessin, accessibles très rapidement en voiture. La source citée par Le Dauphiné Libéré précise par ailleurs qu’il n’ait pas impossible que le suspect ait pris une autre voiture que son Audi A3 la nuit du mariage.

05/09/17 –  12:05 – Affaire Maëlys : des tractopelles pour « sonder le terrain attenant au domicile » du suspect

Une opération de grande ampleur menée par la police technique et scientifique est actuellement menée au domicile du suspect. Les enquêteurs ont choisi de déployer de très importants moyens pour procéder aux perquisitions et aux fouilles. Des chiens de la gendarmerie sont sur place. Des tractopelles ont été amenés pour « sonder le terrain attenant au domicile » de l’homme mis en examen, rapporte Le Parisien, qui précise que les juges d’instruction en charge de l’affaire Maëlys sont également sur les lieux.

Disparition de Maëlys

La disparition de Maëlys, lors d’un mariage à, en Isère, reste encore mystérieuse. Maëlys De Araujo, 9 ans, a été vue pour la dernière fois à trois heures du matin dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 août, lors du mariage d’un cousin de sa mère, dans la salle des fêtes de  Pont-de-Beauvoisin. Quand sa disparition a été signalée, le DJ a immédiatement prévenu les invités qui ont procédé aux premières recherches. Elle « a été cherchée pendant une heure environ par sa famille, qui a ensuite alerté la gendarmerie », a indiqué Violaine Demaret, sous-préfète de Grenoble, à France Info.

Maëlys de Araujo

Un appel à témoin a été lancé pour retrouver la fillette : Maëlys De Araujo « mesure 1m30, pèse 28 kg, a la peau mate, les yeux marrons et les cheveux châtains ». Elle était « vêtue d’une robe sans manches » et « de nu-pieds ». Sa famille semble stable. Son père et sa mère ont de bonnes relations et étaient d’ailleurs tous les deux présents au mariage avec leur première fille, la soeur aînée de Maëlys. Le numéro à contacter si vous pensez la reconnaître est le 04.76.37.00.17.

Recherche de Maëlys

Depuis dimanche 27 août, les environs de la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin ont été passés au peigne fin. Un hélicoptère, six maîtres-chiens, ainsi qu’une centaine de gendarmes ont fouillé les résidences, les espaces boisés, la forêt. Des plongeurs ont sondé la rivière du Guiers, non loin du lieu de la disparition, et des spéléologues sont même allés inspecter des cavités dans les environs. Des renforts sont arrivés mercredi 30 et jeudi 31 août pour intensifier les recherches. Un drone a été utilisé pour cartographier la zone. De nombreux appels téléphoniques ont déjà été analysés par les enquêteurs. Depuis mercredi 6 septembre, le dispositif de recherches a été renforcé pour fouiller et sonder un lac de Savoie, le lac d’Aiguebelette, situé près du domicile du principal suspect de l’affaire et où il avait ses habitudes. Jeudi 7 septembre, les fouilles se poursuivent dans les gorges de Chailles, un canyon situé sur la commune de Saint-Béron, en Savoie avec un hélicoptère et des gendarmes de haute montagne.

Enlèvement de Maëlys : piste privilégiée

Les enquêteurs semblent se tourner de plus en plus visiblement vers la piste de l’enlèvement. Lundi 28 août, le parquet de Bourgoin-Jallieu indiquait que les recherches se poursuivaient sous la qualification « d’enlèvement » bien « qu’à ce stade, au regard du temps écoulé depuis la disparition de la jeune fille et des moyens déployés, aucune piste, accidentelle ou criminelle, n’est écartée ». Premier indice laissant penser à un scénario criminel : les recherches, infructueuses, laissent penser qu’il ne s’agit pas d’une fugue ou d’un accident, généralement rapides dans leur dénouement. « Si Maëlys avait eu un accident, on l’aurait trouvée », a d’ailleurs lâché un enquêteur au Parisien dès le 28 août. Lors d’une conférence de presse le lendemain, la procureure de la République de Bourgoin-Jallieu ajoutait que la piste criminelle n’était « plus écartée […] compte tenu du temps écoulé » depuis la disparition.

L’attention portée par les enquêteurs à trouver d’éventuels suspects, dès les premières heures de l’enquête, est aussi flagrante. Les invités du mariage ont tous été entendus. Les films du mariage ont été saisis et examinés eux aussi. Les participants à deux autres fêtes, dans une salle paroissiale et dans un bar, à quelques centaines de mètres de là, ont aussi été entendus. La station RTL a également indiqué que le domicile du gardien de la salle des fêtes où avait lieu le mariage a été perquisitionné le mardi 29 août.

Autre élément qui semble écarter un accident : un chien de la gendarmerie chargé de suivre la trace de Maëlys s’est arrêté sur le parking de la salle des fêtes où avait lieu le mariage. La jeune fille a pu être « embarquée » dans un véhicule lâchait le Parisien dès le mardi 29 août. L’alerte enlèvement n’a en revanche pas été déclenchée. Il faut en effet que l’enlèvement soit « avéré » pour qu’un tel dispositif soit utilisé. avec a minima le lieu, l’heure de l’enlèvement, ou encore le signalement d’un véhicule suspect. Des éléments cruellement absents dans cette affaire.

Au cours de cette enquête minutieuse, un suspect principal a été identifié. Ce dernier, présenté comme un invité de dernière minute du mariage, s’est absenté  « sur des créneaux horaires pouvant correspondre à la disparition de la fillette ». Compte tenu des incohérences dans ses explications, il a d’abord été placé en garde à vue, puis relâché le temps d’analyses approfondies. Des traces ADN de Maelys ont finalement été retrouvées dans son véhicule et le suspect aété mis en examen dimanche 3 septembre pour « enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans ». il est actuellement en détention provisoire.

Nordahl L, suspect de l’affaire Maëlys

Le principal suspect dans l’affaire Maelys serait Nordahl L, un homme de 34 ans, présenté comme un « copain » du marié qui serait venu aux noces tardivement. Il est domicilié à Domessin, commune de Savoie, tout proche de Pont-de-Beauvoisin, où il vit chez ses parents et serait connu des services de gendarmerie pour des actes de petite délinquance dans des affaires de stupéfiants. Selon les informations communiquées par son avocat, il vit de « contrats d’intérim » et est actuellement en arrêt maladie. Il est décrit comme un homme passionné par les chiens et par la boxe. Sa mère le décrit comme un « gentil garçon », « pas agressif ». Nordahl L. a passé 5 ans dans l’armée, au 132e Bataillon cynophile, mais aurait été réformé pour « son comportement psychologique instable ». Il aurait tenté il y a sept ans de lancer son propre élevage canin. Ecroué, l’homme nie toute implication dans le possible enlèvement de la Maëlys.

Parents de Maëlys : leur réaction

Selon les informations du Dauphiné Libéré, la famille de Maëlys ont décidé de se porter partie civile. Les parents de la fillette disparue ont publié mardi 5 septembre un communiqué, rendu public par leur avocat, Me Rajon, relayé sur le site du journal régional : « La famille de Maëlys appelle au respect du secret de l’instruction dans cette affaire et entend protéger strictement l’intimité et la vie privée de son foyer. Compte tenu de l’importance cruciale des investigations en cours, qu’il convient de ne pas gêner, les parents de Maëlys ne feront aucun commentaire dans la presse, dans l’immédiat. […] Les parents de Maëlys remercient les personnes qui se sont portées volontaires afin de rechercher leur fillette disparue et tous ceux qui les soutiennent dans cette épreuve. Ils encouragent toute personne susceptible de détenir une information utile à se rapprocher sans tarder des services de l’enquête ». Par ailleurs, la famille tient à préciser que, contrairement à ce qui a été rapporté dans les médias, le père de Maëlys ne connaît pas Nordahl L, l’homme mis en examen dans cette affaire.

Source : L’Internaute.com

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