Dinan. Il séquestre sa conjointe et la violente : 18 mois de prison ferme

Tribunal de Saint-Brieuc

(Photo d’illustration)

Ce mercredi, un homme de 29 ans, déjà condamné à cinq reprises, était jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo pour violences en récidive sur conjoint et sur gendarme, enlèvement et séquestration.

Le 7 avril dernier, la gendarmerie intervient au domicile d’un couple autour de Dinan, suite à un appel téléphonique leur signalant « une femme en danger ». À leur arrivée, une femme sort de la maison et se réfugie dans les bras d’un militaire. Elle est dans l’incapacité de marcher, en état de choc et doit être transportée à l’abri dans le véhicule de la gendarmerie. L’homme, sur le pas de la porte, semble ne pas comprendre la situation. La dame explique alors aux gendarmes que, la veille, elle a quitté le domicile conjugal avec ses enfants pour se réfugier chez une amie, son conjoint étant alcoolisé et agressif. Le lendemain, elle est retournée lui annoncer son intention de le quitter. Tout a dégénéré. Ce dernier a fermé toutes les issues de la maison, débranché le téléphone et transporté sa femme dans la chambre où il a menacé de la violer. Elle réussit à s’échapper, il lui a fait alors un chantage au suicide, la forçant à tenir un couteau appuyé sur son ventre « pour qu’elle le plante ». Pendant ses 2 h 30 de séquestration, la victime parvient à envoyer un SOS par SMS à une amie. Elle a subi 10 jours d’ITT pour violences psychologiques.

Il agresse une gendarme

Placé en garde à vue, trois jours plus tard l’agresseur, toujours violent, s’en prend cette fois à une gendarme : il lui assène des coups au visage, lui saute à la gorge et lui serre le cou, lui occasionnant plusieurs hématomes et œdèmes. Le prévenu est alors placé en détention le 11 avril. « Je voulais juste un câlin », clame le prévenu dans le box des détenus. Il ne reconnaît pas l’intégralité des faits mais il est « désolé » et ignore les raisons de son comportement violent. De son côté, la victime précise, qu’au moment des faits, son conjoint était en état de manque, « il consomme environ dix joints de cannabis par jour ». Toujours terrorisée, son avocat déplore le manque d’empathie du prévenu à son égard. Réflexion partagée par le Parquet devant une « scène de violence inouïe et des faits très graves » La défense excuse son client par son addiction aux stupéfiants.

Florian Varinot est condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis, maintien en détention et interdiction de contact avec la victime.
Source :  Le Télégramme

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