Dinan : enquête interne de la gendarmerie après un suicide en cellule de dégrisement

ILLUSTRATION. Dans une cellule de dégrisement, un homme de 29 s'est suicidé dans la nuit de mardi à mercredi en se pendant avec une ceinture.

ILLUSTRATION. Dans une cellule de dégrisement, un homme de 29 s’est suicidé dans la nuit de mardi à mercredi en se pendant avec une ceinture. | (LP ARCHIVES/Sébastien MORELLI.)

Un homme de 29 ans placé en cellule de dégrisement à Dinan (Côtes-d’Armor), s’est suicidé dans la nuit de mardi à mercredi en se pendant avec une ceinture. L’enquête a été confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).

Interpellé en état d’ivresse dans la nuit de mardi et mercredi à Dinan, le jeune homme conformément à la procédure, a été conduit à l’hôpital pour vérifier que son état était compatible avec un placement en cellule de dégrisement.

Il a été découvert pendu mercredi matin. «Il s’agit d’un suicide par pendaison avec une ceinture», ceinture «qu’il a apparemment récupérée à l’insu des gendarmes», a expliqué le procureur de la République à Saint-Malo, Alexandre de Bosschère.

 «Un souhait à la fois des gendarmes et du parquet»

Selon le procureur, les gendarmes ont observé les règles relatives au placement en cellule de dégrisement qui prévoient notamment d’ôter tout effet dangereux, dont les ceintures et les lacets. La saisine de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) «est un souhait à la fois des gendarmes et du parquet», a précisé le magistrat. «Ça se passe en toute transparence», a-t-il insisté.

L’IGGN va intervenir dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet sur la recherche des causes de la mort. Selon le procureur, que cette enquête soit menée par un service extérieur aux gendarmes locaux va apporter «plus de sérénité».

Connu pour des problèmes d’alcool, le jeune fréquentait depuis assez longtemps le milieu des SDF. Les suicides en cellule de dégrisement «ce n’est pas fréquent mais on sait que c’est un risque, c’est une population fragile», note le procureur.
 

Source : Le Parisien

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