Deux policiers se suicident dans la même journée

Sept policiers se sont donné la mort depuis le début de l’année, soit un toutes les 60 heures.

C’est une journée noire pour les forces de l’ordre. La Police nationale du Nord et celle du Bas-Rhin ont fait part du suicide de deux policiers mardi 18 janvier dans la matinée, l’un basé à Lille, et l’autre à Strasbourg. Ces deux nouvelles morts portent le nombre de suicides dans la police à sept depuis le début de l’année 2022.

Le premier policier, Julien, était affecté en unité de police secours à La Madeleine, à Lille. Il était âgé de 36 ans et père de deux enfants. Le second policier, âgé de 43 ans, était quant à lui brigadier-chef à la Brigade Spécialisée de Terrain de Strasbourg. «Il a choisi de nous quitter ce matin nous laissant là, dans la douleur et l’incompréhension. Il va terriblement nous manquer», a écrit la police nationale du 59 sur Twitter.

En 18 jours, sept policiers se sont suicidés, soit un agent toutes les 60 heures. «C’est un sujet qui est difficile, ça fait beaucoup», confie Jérôme Jiménez, représentant syndical de l’UNSA Police, au Figaro. Lorsqu’un policier va mal, il est rare que celui-ci fasse part de son mal-être : «Les collègues ont souvent honte d’aller mal. On a ce problème de métier d’uniforme, et personne n’a envie de montrer sa fragilité et être désarmé.»

Jérôme Jiménez souhaite rappeler aux policiers qu’il ne faut pas avoir honte. «Il faut arrêter de sacraliser la profession, nous ne sommes pas des surhommes, c’est dur ce que nous faisons», lance-t-il, avant d’ajouter : «Nous avons un métier difficile et nous vivons dans une période difficile. Demander de l’aide n’est pas une faiblesse, tu as le droit de lever le doigt au même titre que les autres».

Ce triste chiffre confirme malheureusement un fléau connu de longue date. D’après un baromètre de la Mutuelle des forces de sécurité (MGP) réalisé auprès de 6000 policiers et publié en juillet dernier, 24% d’entre eux ont envisagé de se suicider ou ont entendu des collègues vouloir le faire au cours des 12 derniers mois. Au total, selon l’étude, «40% des policiers sont en détresse psychologique».

Source : Le Figaro

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L’Association Professionnelle Gendarmerie (APG) présente à leurs familles et à leurs collègues  ses sincères condoléances.

Depuis le 1er janvier 2022 à ce jour, 7 Policiers, 1 Gendarme se sont donnés la mort. Nous publions ci-dessous une liste qui, nous nous l’espérons, ne s’allongera pas comme l’année dernière.

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4 janvier 2022, 1 policier (réserviste) 61 ans, affecté au commissariat de Besançon (25)

14 janvier 2022, 1 gendarme, Yann P. 40 ans, Brigade de Fumay (08)

14 janvier 2022, 1 policière, 23 ans affecté à Lille (59)

14 janvier 2022, 1 policier, Arnold 22 ans, compagnie de garde de l’Élysée Le Kremlin-Bicêtre (94)

15 janvier 2022, 1 policier, 30 ans affecté à la BRIF au sein de la DRPJ (77)

18 janvier 2022, 2 policiers, 36 et 43 ans, affectés à LILLE (59) et Strasbourg (67)

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