Descente surprise de la gendarmerie, des pompiers et des services vétérinaires cette nuit au Coco Beach

Le Coco Beach, le fameux bar-restaurant pieds dans l’eau de l’Hermitage a subi hier soir contrôle impromptu des services de l’État. Le sous-préfet de Saint-Paul, Frédéric Carre, avait fait le déplacement.

Établissement bien connu du littoral de l’Hermitage, le “Coco Beach” a fait hier soit l’objet d’un contrôle inopiné.

C’est vers 23 heures, en pleine soirée dansante, que les forces conjuguées de la gendarmerie, des pompiers, de la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement), de la DAF (Direction aux affaires financières) et de la DSV (Direction des services vétérinaires) ont procédé à une série de vérifications approfondies.

Aux commandes, le sous-Préfet Frédéric Carre, accompagné pour l’occasion de Jean-Marc Aure, adjoint saint-paulois à la sécurité et d’Emmanuel Casso, chef d’escadron de la gendarmerie de Saint-Paul.

Une nourriture qui laisse à désirer

Le contrôle des cuisines par la DSV et les pompiers a semble-t-il porté ses fruits. Selon des propos entendus sur place hier soir, les fonctionnaires en opération ont lâché qu’ils ne seraient surpris si les médecins devaient aujourd’hui recevoir des patients indisposés par l’ingestion de la nourriture fournie par le restaurant.

La chasse à la musique trop forte

“Des citoyens issus de différentes couches sociales ont appelé l’État à agir”, nous a déclaré Frédéric Carre, qui précise que cette “initiative commune” répond à “la double nécessité de préserver l’emploi généré par les restaurants de bord de plage, mais aussi à celle de protéger les riverains des nuisances nocturnes”.

“Il y a des discothèques insonorisées un peu partout à Saint-Gilles, on peut donc comprendre que les riverains ayant un enfant ou une personne malade soient agacés par la musique”, ajoute le sous-préfet.

Le volume de la musique a d’ailleurs sensiblement baissé à l’arrivée des autorités, selon un des gendarmes présents hier soir.

Dans le prolongement de l’action des collectifs

Cette opération, qui en annonce d’autres, s’inscrit dans le cadre particulièrement sensible de la polémique liée aux restos “pieds dans l’eau” de l’Hermitage, initiée par les collectifs tels “Rend a nou la plage”, “AKKO”, et le Dr Karl Bellon.

Ces rassemblements citoyens ont pris pour cheval de bataille la privatisation des plages et organisé des manifestations de riverains et de militants identitaires sur place.

Le groupe lié au Dr Karl Bellon dénonce entre autres les nuisances sonores subies par les habitants des villas de bord de mer de ce quartier chic de Saint-Gilles les Bains.

Un pique-nique partage est organisé aujourd’hui aux Roches Noires par l’association AKKO, pour les mêmes motifs.



Source : Zinfos974

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