Denis Favier, nouveau patron de la gendarmerie

Général FavierLe général Denis Favier, qui a commandé le GIGN à deux reprises, a été nommé ce mercredi en Conseil des ministres Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN).

Agé de 53 ans, le général Favier, conseiller gendarmerie du ministre de l’Intérieur Manuel Valls depuis le 21 mai 2012, a également été promu général d’armée (cinq étoiles) pour diriger les quelque 96 000 gendarmes français.

Il remplace le général d’armée Jacques Mignaux qui quitte son poste, atteint ce mercredi par la limite d’âge de son grade.

Le général Favier est le quatrième officier général à occuper le poste de DGGN depuis décembre 2004, les précédents directeurs depuis 1947 étant traditionnellement issus de la magistrature ou du corps préfectoral.

La confirmation d’un militaire à la tête de la gendarmerie devrait être bien accueillie par les gendarmes, très attachés dans leur très grande majorité à leur statut militaire.

La nomination du général Favier marque par ailleurs l’aboutissement d’un parcours complet au sein de la gendarmerie qu’il a rejointe il y a trente ans.

C’est lui qui a mené l’assaut du GIGN, le 26 décembre 1994 sur l’aéroport de Marignane, pour délivrer les 173 passagers et membres d’équipage de l’Airbus d’Air France pris en otages par un commando islamiste.

Juché sur l’une des trois passerelles, au milieu de ses hommes, il a pénétré par la porte avant droite de l’appareil pour diriger l’assaut de ce qui reste la plus importante libération d’otages jamais réalisée à bord d’un avion.

Il quitte en 1997 le GIGN pour le Collège interarmées de défense (Ecole de guerre) avant un poste de chargé de mission au service des ressources humaines de la direction de la gendarmerie à Paris (DGGN).

Commandant du groupement de Haute-Savoie (2000-2003), il retourne ensuite à la DGGN pour diriger le bureau du personnel officier (2003-2007) où se décident les carrières. Il participe alors activement à la réflexion sur la réorganisation des unités d’élite – Groupe d’intervention (GIGN), Escadron parachutiste (EPIGN) et détachement de gendarmerie au Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) – fondues en 2007 en une seule force qui garde le nom de GIGN.

Le ministre de l’Intérieur a fait état «d’une totale confiance» dans les capacités du général Favier «à conduire la gendarmerie, en tout temps et en toutes circonstances, dans la mise en oeuvre des nouvelles politiques de sécurité et face aux nombreux défis qu’elle aura à relever».

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