Dammartin-en-Goële : la gendarmerie enquête sur un emploi fictif présumé

7641975_2b7b60a6-2ed5-11e8-9898-0b2025ca72bb-1_1000x625Dammartin-en-Goële, jeudi 22 mars 2018. La gendarmerie enquête sur l’existence d’un emploi fictif présumé d’animateur dans les centres d’accueils dont aurait bénéficié durant un an et demi le fils de la responsable du service animation de la ville. LP/Hendrik Delaire

Une enquête préliminaire a été ouverte pour un emploi fictif présumé d’animateur qui aurait bénéficié au fils de la responsable du service périscolaire et accueils de loisirs.

La municipalité de Dammartin-en-Goële est de nouveau dans le collimateur de la gendarmerie.

Quelques mois après l’ouverture d’une enquête préliminaire pour des tractations présumées entre élus de la majorité et promoteurs immobiliers, les gendarmes s’intéressent désormais à de possibles emplois fictifs.

Selon nos informations, les militaires enquêtent sur l’existence d’au moins un emploi fictif d’animateur scolaire sur les années 2015 et 2016.

Dans le viseur des enquêteurs : la responsable de ce service qui aurait embauché son fils comme animateur dans les différents centres périscolaires et d’accueils de loisirs en CDD en 2015.

Un travail pour lequel ce jeune homme aurait été rémunéré plus de 19 000 euros bruts sur une période d’un an et demi. En 2015, il aurait perçu plus de 15 000 euros en faisant l’un des mieux payés de la quarantaine d’animateurs non titulaires employés par la municipalité cette année-là.

A priori rien d’illégal dans cette pratique. Problème : selon plusieurs témoins entendus par les gendarmes, ce jeune homme n’a jamais travaillé ni même été aperçu dans aucun des centres de loisirs de la ville durant cette période.

 

Comment alors expliquer la présence de son nom sur des documents comptables du service périscolaire et accueils de loisirs ? Si l’enquête les confirme, la mère du jeune homme également responsable du service pouvait-elle ignorer ces faits présumés ?

D’après nos informations, le préjudice pourrait être encore plus important, le travail « imaginaire » du fils de la responsable aurait démarré dès l’année 2014.

Contactée, la responsable du service visé par l’enquête s’est bornée à affirmer que son fils avait bien effectué le travail pour lequel il avait été payé mais n’a pas souhaité réagir plus en détail à nos questions.

Source : Le Parisien

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