Crozon. Enquête ouverte après la mort d’un homme maîtrisé au taser (2 articles)

Crozon. Maîtrisé au taser, il décède à l’hôpital.

Crédit photo : Ouest-France

Le parquet de Quimper a ouvert une enquête après la mort d’un homme décédé d’une crise cardiaque peu de temps après avoir été maîtrisé au moyen d’un pistolet à impulsions électriques Taser par les gendarmes.

«Il y a eu plusieurs auditions, une autopsie a été pratiquée samedi, mais d’autres actes de médecine légale seront nécessaires», a indiqué le procureur.

Les gendarmes, accompagnés de pompiers, étaient intervenus à Crozon (Finistère) jeudi soir alors que l’homme de 45 ans était enfermé, armé d’un couteau, avec son ex-épouse et ses enfants.

L’homme, qui devait être jugé mi-avril pour violences sur son ex-femme et avait l’interdiction de se rendre au domicile conjugal «semblait menaçant pour son ex-femme et ses enfants», a indiqué le procureur.

Mort à l’hôpital

Après négociations, la famille a pu quitter les lieux, mais le forcené «ayant des propos menaçants pour lui-même», les gendarmes ont finalement fait usage du Taser.

Pris en charge par les pompiers, l’homme a fait un premier arrêt cardiaque «puis un second», a précisé le procureur. Hospitalisé à Brest, il est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi.

M. Tufféry a indiqué qu’il s’agissait d’une enquête «classique pour voir dans quelles conditions l’arme a été utilisée, et s’il y a un lien entre l’utilisation de l’arme et le décès».

5 000 taser en service dans la gendarmerie

En 2012, un rapport d’Amnesty international avait chiffré à 500 le nombre de décès dus au Taser aux Etats-Unis en onze ans d’utilisation dans ce pays.

En France, cette arme dont 5.000 exemplaires sont en service dans la gendarmerie, la police et l’administration pénitentiaire, avait été mise en cause dans la mort d’un Malien en novembre 2010 à Colombes (Hauts-de-Seine). La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a confirmé en 22 février un non-lieu dans ce dossier.

Classée comme une arme sub-létale, le Taser permet d’envoyer durant quelques secondes une très forte impulsion électrique de faible ampérage. Son utilisation est strictement réglementée.

Source : Ouest-France

les conclusions du médecin légiste

Le médecin légiste vient de rendre ses conclusions après la mort d’un homme, victime d’une crise cardiaque peu de temps après avoir été maîtrisé au moyen d’un pistolet à impulsions électriques Taser par les gendarmes, le 4 avril.

« Le cœur de l’homme décédé était normal. » Ce sont les conclusions qui ressortent du rapport du médecin légiste après la mort d’un homme de 45 ans, à Crozon.

Deux arrêts cardiaques

Les gendarmes, accompagnés de pompiers, étaient intervenus à son domicile alors qu’il était enfermé, armé d’un couteau, avec son ex-épouse et ses enfants. L’homme, qui devait être jugé mi-avril pour violences sur son ex-femme, avait l’interdiction de se rendre au domicile conjugal.

Après négociations, la famille avait pu quitter les lieux, mais les gendarmes avaient finalement fait usage du taser, le forcené « ayant des propos menaçants pour lui-même »,.

Pris en charge par les pompiers, l’homme a fait un premier arrêt cardiaque « puis un second », a précisé le procureur. Hospitalisé à Brest, il est décédé dans la nuit du 4 au 5 avril.

De nouveaux examens

« De nouveaux examens vont avoir lieu sur le corps de la victime, notamment une anatomo-pathologie. Les médecins vont étudier les cellules des organes pour voir si l’homme était malade ou pas », explique Eric Tuffery, procureur de la république de Quimper.

L’enquête se poursuit donc. Elle devra faire toute la lumière sur cette affaire et devra répondre à la question de savoir pour quelle raison l’homme a succombé à une crise cardiaque après avoir été maîtrisé au Taser.

Source : Ouest-France

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