Chiffres de la délinquance : le nouveau logiciel des gendarmes bientôt utilisé par la police

Le nouveau logiciel comptabilisant les infractions explique en grande partie les variations du nombre de faits constatés par rapport à l'année dernière.

L’Observatoire national de la délinquance a présenté son état des lieux annuel de la délinquance. Le nouveau logiciel utilisé par la gendarmerie rend difficile la comparaison avec les années précédentes.

Longtemps gravés dans le marbre du vieil «état 4001», listant 107 crimes et délits, et pour autant sans cesse contestés, les chiffres de la criminalité n’ont jamais été autant sujets à caution. Au point que l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) présente ses données en exprimant des «réserves» liées à la «modernisation de l’enregistrement des faits constatés».

En clair, depuis janvier 2012, les gendarmes sont dotés de «Pulsar, nouveau logiciel comptabilisant les infractions directement par les brigades territoriales», sans plus aucune évaporation liée à l’ancien «stockage» mensuel des données à l’échelon départemental.

Par ailleurs, au nom de la «transparence», Beauvau a promis dès cette année d’incorporer de «nouveaux indicateurs et agrégats» afin de le rendre «plus qualitatif». L’effet statistique, sur des infractions davantage détaillées, est donc quasi mécanique. Il touchera aussi les indicateurs de la police, qui doit achever sa modernisation au plus tôt courant 2014, comme l’a rappelé Jean-Marc Ayrault.

«Fin 2012, au regard du nombre de faits constatés par la gendarmerie, l’ONDRP a considéré comme une quasi-certitude que le fonctionnement de la nouvelle ­application de collecte rendait impossible la comparaison avec le passé pour certaines infractions», ­précise Stefan Lollivier, inspecteur général de l’Insee et président du Conseil d’orientation, en pointant l’indicateur intitulé «atteintes volontaires à l’intégrité physique».

Cette «rupture de continuité» expliquerait de singulières différences. Ainsi, l’Observatoire relève-t-il, sans fournir de plus amples explications, que les violences aux personnes sont stables en territoire police (+0,4%) quand elles augmentent en zone gendarmerie (+17,1%).

Source : Le Figaro

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