Chasseur retrouvé mort à Benon (17) : l’hypothèse de l’homicide est confirmée

Outre les résultats de l’autopsie et l’enquête de proximité, la gendarmerie peut compter dans son enquête sur un laboratoire de police technique et scientifique performant.

Chasseur retrouvé mort à Benon (17) : l'hypothèse de l'homicide est confirmée

Les prélèvements ont eu lieu aux abords de “La Faisanderie” près de Benon,où a été retrouvé le corps de Jean-Jacques Menand © Photo

AFP XAVIER LEOTY

Le déploiement de moyens humains et techniques de la gendarmerie nationale sur le site de la forêt de Benon où Jean-Jacques Menand a trouvé la mort, était toujours imposant, vendredi. Mis en place dès la découverte du corps de cette personnalité de la chasse âgée de 68 ans, le dispositif est aussi verrouillé que la communication sur cette affaire. Les premiers résultats de l’autopsie réalisée au CHU de Poitiers n’ont pas été ébruités.

Le parquet de la Rochelle les qualifie juste « d’intéressants ». L’hypothèse de l’homicide est confirmée. Le déroulement des faits est encore inconnu. Aucune interpellation n’a été effectuée. L’enquête de voisinage et son lot d’auditions et de recoupements se poursuivent.

La mobilisation, en vue de l’identification de ou des auteurs des coups mortels, est aussi au plus près du terrain, dans et aux abords du relais de chasse de la Faisanderie à côté duquel le cadavre a été trouvé. L’activité des gendarmes experts va sans doute se poursuivre quelques jours encore.

« Les premières heures, les premiers jours sont essentiels. Il faut que les techniciens en investigation criminelle (TIC) effectuent nombre de prélèvements en toute sérénité, indique une personne au fait de ce type de dossier. L’intrusion de personnes non habilitées est absolument proscrite. » Ainsi, d’après nos informations, les proches de la victime comme la vice-procureure de la République en charge de l’enquête ont dû observer une distance de sécurité afin d’éviter une possible pollution du site.

« Travailler à l’abri des regards est important. La concentration des TIC est indispensable », poursuit une source au fait de ce travail des experts de la gendarmerie. Il convient d’éviter de passer à côté d’une trace (de sang, de pas, de pneu…) ou d’un indice en capacité de faire avancer l’enquête. « Il faut aussi éviter une erreur humaine qui pourrait nuire à cette même l’enquête. Il n’y a pas de petite ou de grandes affaires. Il y a un protocole à respecter. » Dans le cas présent, la recherche de traces ADN en différents endroits ou sur des objets présents dans le relais est un travail de fourmi, d’autant que les personnes qui sont passées par ce lieu sont multiples.

Et dans l’hypothèse que le ou les cambrioleurs – auteurs supposés des coups ayant causé la mort de Jean-Jacques Menand – auraient laissé leurs « identités », soit par eux-mêmes, soit lors d’une éventuelle bagarre avec la victime, il faut encore que ces personnes soient fichées.

Ainsi après la minutieuse collecte sur le terrain, il va falloir discriminer toutes les informations. Le groupement de gendarmerie de la Charente-Maritime dispose à ce titre depuis 2009 d’un laboratoire de police technique et scientifique.

Depuis plus d’une année, ce dispositif, comprenant des moyens mobiles présents sur le site de Benon, a été « boosté » en vue de décrocher une accréditation. En janvier dernier, ce plateau technique a obtenu cette accréditation Cofrac (comité français d’accréditation – norme internationale ISO / CEI 17025). L’accréditation consacre l’application d’un processus technique exigeant basé sur les compétences des techniciens d’investigation criminelle.

Le parquet de La Rochelle et la gendarmerie ainsi que la famille et proches de la victime escomptent que ce savoir-faire et l’outil contribueront à faire la lumière sur la mort de Jean-Jacques Menand.

Source : Sud-Ouest

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