Cambriolages : policiers et gendarmes ensemble pour lutter

Policiers et gendarmes, ensemble,  pour lutter contre les cambriolages. Les contrôles communs se multiplient./ Photo DDM, Hélène Dubarry.

Policiers et gendarmes, ensemble, pour lutter contre les cambriolages. Les contrôles communs se multiplient./ Photo DDM, Hélène Dubarry.

Hier, policiers et gendarmes ont mené conjointement plusieurs contrôles destinés à la lutte anticambriolage. Ce n’est pas une première, mais ces opérations sont rares. Elles vont se multiplier à l’avenir.

Tout est bon pour parvenir à ses fins dans une lutte efficace et l’union fait la force : deux lieux communs, peut-être, mais qui se vérifient avec la police et la gendarmerie qui ont mené, hier, une vaste opération en commun de contrôles, dans le cadre de la lutte anticambriolages. Le cambriolage est un phénomène en plein essor, tant en zone police (urbaine) qu’en zone gendarmerie (rurale), où il explose littéralement. Les chefs d’unités se réunissent régulièrement pour mettre au point des stratégies communes et surtout des forces en commun. Hier, sur réquisition du parquet, police et gendarmerie étaient donc à pied d’œuvre pour procéder à des contrôles : à Bazet, à Bours, à Bordères-sur-l’échez, au rond-point de la villa «Corinna». À chaque contrôle, gendarmes et policiers ont mis en place un dispositif très particulier leur permettant de «cibler» un genre particulier de véhicules : les grosses cylindrées allemandes et les fourgons. Plus quelques autres qui leur paraissaient suspects. «Les cambrioleurs s’enfuient souvent très rapidement à bord de grosses cylindrées, expliquait le commandant de police Frémaux. Il nous arrive de pouvoir les intercepter sur ce type de contrôles. Quant aux fourgons, ils servent aux transports de marchandises plus volumineuses, comme les meubles, par exemple.» De son côté, le colonel de gendarmerie Audoin se félicite de «ces opérations qui permettent une très grande réactivité et qui ont déjà permis plusieurs interpellations et la résolution consécutive de plusieurs séries de cambriolages». Comme ceux de Vic, en juin dernier, par exemple. «La toile se tisse pour faire tomber les délinquants dans nos filets», confirmait le commandant Frémaux. En agissant sur réquisition du parquet, les forces de l’ordre ont un pouvoir plus étendu : non seulement le contrôle des véhicules et de leurs occupants, mais elle permet également l’ouverture des coffres. C’est ainsi qu’hier, un fourgon a été arrêté avec à son bord… des cercueils. L’imagination des délinquants étant sans limite, gendarmes et policiers ont donc fait ouvrir ces cercueils. Mais il n’y avait rien dedans, les boîtes attendaient d’être livrées, tout simplement. À part quelques contraventions, les gendarmes et les policiers n’ont rien trouvé de notable. «Au-delà d’une efficacité bien concrète, la coordination ponctuelle avec la police nationale sur cet objectif de lutte contre les cambriolages permet aux hommes de mieux se connaître et donc de mieux fonctionner dans le but commun de faire reculer cette délinquance à laquelle nous opposons une réponse adaptée et renforcée par les réquisitions du parquet», concluait le colonel Audoin. Au total, une vingtaine d’hommes, sous les deux uniformes étaient présents au bord des routes, hier.

Hélène Dubarry

Source : La Dépèche

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