Cagnes-sur-Mer › Malgré l’arrêté municipal, les moustiques prospèrent… à la gendarmerie de Vence

Un élevage de moustiques   à la gendarmerie  - 30199896.jpg

Les nuages qui se reflètent dans l’eau des toitures c’est beau, mais la poésie a des conséquences piquantes pour les occupants et leurs voisins. Du lichen est apparu sur certaines toitures, trahissant la présence régulière voire quasi continue d’eau (photo en haut à gauche) .M.D.

Le 9 juin dernier, le maire, Loïc Dombreval, prenait un arrêté “anti-moustiques” visant à rappeler à chaque administré ses devoirs en matière de lutte préventive, notamment ceux relatifs au traitement larvicide des eaux stagnantes.

L’enjeu: freiner si possible la prolifération du Culex, l’insecte piqueur le plus commun, mais aussi et surtout du moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur potentiel de la dengue ou du chikungunya (1).

Cette initiative, inédite, a-t-elle porté ses fruits? Trop tôt pour le dire. Elle aura eu en tout cas le mérite de porter sur la place publique un problème réel, sérieux et d’attirer ainsi l’attention sur des situations qui ne manquent pas… de piquant.

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Un gros problème d’évacuation d’eau

L’exemple de la caserne de gendarmerie, avenue Emile-Hugues, en fait partie.

Depuis sa livraison, en 2011, les cinq bâtiments qui la constituent (administration et logements des militaires) ont la particularité d’être dotés de toits plats constamment envahis par l’eau de pluie.

Cette eau a, de toute évidence, beaucoup de mal à s’évacuer. Pour ne pas dire davantage…

Alors, stagnation? Cette dernière paraît incontestable pour au moins l’un des cinq toits avec l’apparition d’un lichen épais qui ne souffre aucune erreur d’interprétation.

Et qui dit eau stagnante, dit en été prolifération des moustiques. C.Q.F.D.

Une invasion indirectement confirmée

La gendarmerie vençoise, une usine à culex et à tigres ? Soumis au devoir de réserve qu’impose leur fonction, les militaires ne répondent pas.

En revanche, des proches des familles, des amis, nous le confirment : en été, toutes les familles de la caserne passent leur temps à combattre les insectes, et ce depuis la première année d’implantation avenue Emile-Hugues.

Au passage, les particuliers des environs en profitent. A la piscine municipale voisine, durant les nocturnes, les moniteurs qui arpentent les berges se mettent de la crème répulsive.

Ce qui laisse apparaître qu’aucun traitement larvicide de l’eau stagnante n’est opéré à la caserne. Ce qui, en soi, constitue une infraction au regard de l’arrêté municipal pris en juin.

1. Épidémies constatées ces dernières années aux Antilles, à la Réunion, en Polynésie et deux cas autochtones détectés dans le Var en 2010 (source Institut Pasteur)

Source : Nice Matin

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