Billet de pensée sur… “la gouvernance de la peur”

 

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Billet de pensée sur… “la gouvernance de la peur”

La peur, l’angoisse, la méfiance, la défiance des uns vis-à-vis des autres.
Voilà la promesse du “jour d’après” qui n’est pas sans rappeler des temps obscurs. Quand les portes des villes se fermaient à ceux qui venaient du dehors. Peur des lépreux, des pesteux, des cholériques, à tout ce qui de près ou de loin n’appartenait pas à la communauté. Il suffit d’observer les réflexes de rejet de concitoyens envers son voisin dans une file d’attente le long des trottoirs.

Voici donc revenu ce temps de la distance et de la révulsion. Ce virus nous rappelle avec force à quel point le tissu social est d’une grande fragilité, surtout pour une société malmenée de manière systématique depuis plus de deux ans.
Comment alors tenir en laisse ce qui risque à court terme d’être une vague de mécontentement et de colère confinés.
Cette vague-là ne sera ni virale ni contaminante, elle sera sociale et violente.

Alors comment juguler ce qui risque d’exploser à court terme ?

Bien sûr, personne ne souhaite voir se raviver des contaminations aux conséquences morbides. Mais ce risque réel ne saurait tout justifier.

Gouverner, ou l’art de commander, réside dans une définition simple de René Char : “C’est être en capacité de mettre en synergie tous les talents et toutes les compétences”. Que nous sommes loin de ces paroles remplies de sagesse !

Mais pour bien comprendre ce qui titille nos gouvernants, les Français comme les autres, il faut aussi aller piocher dans les pages d’un des plus grands philosophes modernes. Il conviendrait, pour être plus précis, de parler d’une femme philosophe, en l’occurrence, Madame Annah Arendt, qui dans ses ouvrages parlant des modes d’emploi dictatoriaux ou bien de la violence et de la politique, nous livre des modes de décryptage éloquents sur la manipulation des masses via un discours politique tronqué, mensonger, et surtout anxiogène.

Ce travail d’exploration nous livre avec clarté les clefs pour la compréhension de discours bien rodés dont le seul but est d’obtenir le soutien, et au-delà, l’assentiment du plus grand nombre face à une menace réelle ou imaginaire.

Une opinion publique qui a peur ou qui est désorientée se livrera sans retenue à toutes les restrictions de liberté qui lui seront alors imposées.

Et pour cela tout est bon, la menace terroriste est un de ces outils, mais la peur d’un virus fait partie intégrante de la boîte à outils mise à la disposition des politiques à la manœuvre.

Et quand cela ne suffit pas, un soupçon de culpabilité peut participer à la recette d’une propagande bien articulée.

Si le concept a souvent bien fonctionné (cela peut faire l’objet d’une publication disjointe) c’est qu’à bien des occasions les machines de la communication (ou propagande) ont tourné à plein régime pour faire gober les plus grosses couleuvres à l’intention de citoyens mal informés ou au contraire noyés sous des flots d’informations contradictoires.

Le préalable à cette efficacité redoutable réside dans le talent des orateurs ou des pseudos-spécialistes qui encombrent et saturent les vecteurs-médias.

Par contre, et à l’opposé, le risque d’explosion sociale est réel lorsque cette manipulation est orchestrée par des amateurs médiocres, bouffis d’orgueil et de mépris qui ne se donnent pas la peine de mimer la sincérité.

La multiplication actuelle de la contre-information, qualifiée hypocritement de “complotisme” peut tout à fait contrarier cette volonté de domination des masses et déboucher sur une conséquence inverse à l’objectif recherché.
Au lieu d’adhésion, c’est l’explosion qui peut guetter un tissu social fragilisé, et la réitération de troubles toujours plus violents.

Dans ce contexte, il est à craindre des oppositions toujours plus violentes et des face-à-face aux conséquences imprévisibles.

Les menteurs institutionnels jouent avec des allumettes près d’un baril de poudre, comme des enfants trop gâtés qui ignorent toute retenue et n’ont que mépris pour ceux qu’ils considèrent comme des “rien”.

Compteront-ils encore et toujours sur les forces de l’ordre toujours plus exposées à la haine de tous ? C’est un risque évident à qui nie ce fait.

Il est urgent que se réveillent des individualités ayant un véritable souci de l’intérêt général. Ceux-là même que l’on qualifie aujourd’hui de héros mais que l’on méprisera demain ? Ils auront leur mot à dire si l’on veut éviter l’effondrement d’un héritage républicain qui n’a d’autre finalité que le vivre ensemble.

Nous ne citerons pas encore ceux qui occupent des postes à hautes responsabilités et qui sont défaillants ou intéressés. Nous ne les connaissons que trop bien et nous ne doutons pas que le moment venu ils prennent le large.

Mais il y a les autres, et notamment les leaders syndicaux qui feraient mieux de penser à l’intérêt de ceux qu’ils représentent au lieu de songer à de douces et confortables reconversions.

Le jour d’après risque d’être “chamailleur”, il importe de désamorcer la bombe au lieu de tomber, ou sombrer dans des débats vains et partisans.

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Source : Collectif National – UPNI

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