AUDOMAROIS Un nouvel adjoint rejoint le commandement de gendarmerie

EN COMPAGNIE DES GENDARMES. Il prend ses fonctions cette semaine, mais connaît déjà bien le terrain. Le capitaine Gengembre sera le second adjoint du commandant Pezant, il quitte une carrière d’enquête pour se consacrer à la gestion des différentes unités du secteur.

Le capitaine Gengembre prendra ses fonctions mi-septembre.

Le capitaine Gengembre prendra ses fonctions mi-septembre.

«  De retour aux fondamentaux !  », sourit le futur adjoint de commandement fraîchement débarqué à la caserne de Saint-Omer avec sa famille : son épouse et ses deux filles. Le logement de fonction, très important pour ce gradé qui a toujours fait suivre les siens au gré de ses postes : «  Être présent sur place, c’est majeur dans notre métier. » Un métier dont il va rapidement découvrir une autre facette : il est très attendu sur le secteur qui fonctionnait avec un seul adjoint au commandant depuis un certain temps, le capitaine Delage, commandant en second. Son concours permettra d’alléger la charge, mais l’apport est réciproque : «  J’arrive sereinement au sein de l’équipe déjà bien rodée.  »

Identification criminelle

Jusqu’à présent, Éric Gengembre était plutôt du genre à chercher la petite bête, celle qui peut faire basculer l’affaire. C’est après son service militaire à Valenciennes que le futur capitaine se découvre un faible pour l’institution. Militaire oui, «  mais avec un vrai contact avec la population  ». À sa sortie d’école à Montluçon, il passe seulement deux ans en brigade avant de basculer dans la recherche à Elbeuf, en Normandie. C’est en 2003 qu’il retrouve sa région natale pour rejoindre la brigade de recherches d’Arras. «  J’ai été formé comme technicien en identification criminelle  », reconnaissance de cadavre, prélèvement d’ADN, empreintes… tout ce qui peut permettre d’approcher la vérité.

Jusqu’en Moldavie

«  L’une de mes enquêtes m’a mené jusqu’en Moldavie, c’était un gros trafic de semi-remorques. Avec la section de recherches, nous sommes allés interpeller le donneur d’ordre là-bas. » Son expertise est rapidement mise au profit de la section de recherches de Lille (à Villeneuve-d’Ascq), celle qui prend en charge toutes les affaires d’ampleur. Il devient spécialiste de la délinquance itinérante, «  toutes les personnes qui n’ont pas d’adresse fixe et qui, donc, sont plus compliquées à retrouver… »

Le militaire prend du grade et dirige la brigade de recherches de Béthune, «  je suis le tampon entre le parquet et les enquêteurs  », résume-t-il. C’est là qu’il suit l’une des grandes affaires de sa carrière, le jeune Antoine, tué par son beau-père à l’âge de 15 ans. «  On est toujours touché, forcément, mais on finit par arriver à se détacher, il faut parfois savoir fermer la porte de la maison et laisser le travail devant. » Après un bref passage par Le Portel, le voilà fin prêt à prendre place dans sa nouvelle maison.

Source : La Voix du Nord

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