Armée française : la ruine en héritage ?

Note de l’administration du site :

Bien que cet article date du  03 Novembre 2012, j’ai pensé qu’il était intéressant à lire et toujours d’actualité. Concernant la défense il concerne donc les Gendarmes qui sont des militaires.

« Il semble que la phase d’autodestruction de notre défense soit désormais irrémédiablement engagée. » C’est par cette phrase lapidaire que Georges-Henri Bricet des Vallons conclut son article que Polémia a relevé dans Le Nouvel Economiste du 1 au 7/11/2012, et publié ci-après. Ce spécialiste des questions de défense livre un constat apocalyptique de la situation économique et logistique de nos armées, qui, depuis leur professionnalisme en 1996, se paupérisent au fil des gouvernements successifs en moyens matériels et en effectifs. Nous assistons, dit l’auteur, à un « effondrement radical de ces moyens ». Il ne  craint pas de choquer quelques bonnes consciences ni de tarir le flot des candidatures aux grandes écoles des trois armes.
Polémia

L’Afghanistan a-t-il été le chant du cygne de l’ère des opérations extérieures de l’armée française ? A prendre au mot le concept de « betteravisation » qui fait florès dans nos états-majors (entendre retour au pays et fin de l’époque expéditionnaire), tout connaisseur de la chose militaire est porté à le croire. Coupes continues des crédits, purge massive des effectifs, cession gratuite du patrimoine immobilier, des milliers de militaires qui ne sont plus payés depuis des mois… La situation de la Défense est entrée dans une phase critique qui pourrait déboucher sur une crise sociale, capacitaire, et des vocations sans précédent historique. L’institution militaire sera vraisemblablement la principale victime de la politique ultra-récessive poursuivie par le gouvernement Ayrault, qui, en cela, ne fait que parachever les décisions prises sous le mandat de Nicolas Sarkozy. L’armée de terre sera la plus touchée, mais la Marine et l’armée de l’air auront aussi leurs lots.

L’affaire Louvois

Le volet le plus sensible politiquement et médiatiquement est d’abord celui des soldes non versées, lié aux dysfonctionnements chroniques qui affectent le logiciel bien mal nommé Louvois, du nom de l’énergique ministre de la guerre de Louis XIV. Problème récemment qualifié d’« invraisemblable » par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lui-même.

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