Agen. Le gendarme se reconvertit dans l’immobilier, en toute sécurité

En tant qu'ancien gendarme, Gilbert Pandelé se fait fort de détecter tous les points faibles d'un bâtiment en matière de sécurité. / Photo Morad Cherchari

En tant qu’ancien gendarme, Gilbert Pandelé se fait fort de détecter tous les points faibles d’un bâtiment en matière de sécurité. / Photo Morad Cherchari

Il le reconnaît lui-même. «Difficile de ne pas être celui que je suis après avoir croisé, dans l’appartement familial et selon les années, des avocats, des magistrats, des évêques et des Académiciens». Et pourtant. Natif d’Agen, «j’y suis resté jusqu’à 10 ans», Pascal Pandelé, bardé de diplômes, «cela m’a parfois posé des problèmes face à des supérieurs hiérarchiques moins diplômés», n’aura pas le parcours linéaire que ses parents imaginaient pour lui. Sans avoir recours à ses doigts, il égrène les cinq métiers qui remplissent sa vie professionnelle, agent immobilier à Agen, gendarme, chef de groupe de combat, agriculteur (oui, pendant 9 ans ! c’est possible) et désormais… spécialiste de sécurité en matière immobilière. «Ne cherchez pas, c’est un nouveau métier. J’y pense depuis longtemps, surtout en constatant le nombre de cambriolages et en imaginant que les gens riches ont besoin d’expertise en matière de sécurité».

Seul en France ?

De son premier métier, exercé à Agen, il garde deux souvenirs : une maison vendue à un chanteur célèbre et un vignoble du côté de Buzet convoité par des «Chinois de nationalité hollandaise vivant en Belgique et parlant français». La vente ne s’est pas faite. Reste l’anecdote. «Et de toute manière, je suis toujours intéressé par le très haut de gamme, par les personnalités. Ma naissance, encore…».

Le père, Gilbert Pandelé, décédé il y a deux ans, troqua la robe de l’avocat qu’il était pour celle de magistrat qu’il devint. «Il écrivait des romans, aussi, sous le pseudonyme de Louis Garonne. J’ai testé ma plume, sans succès.»

S’il est de retour en Lot-et-Garonne, c’est pour poser, à Saint-Hilaire-de-Lusignan, berceau de la famille, les statuts de la société qu’il vient de créer, «de la place Armand-Fallières à la place Vendôme – j’y ai un bureau avec deux secrétaires même si j’habite à Blois». Un raccourci, concède-t-il. Surtout la volonté d’approcher au plus près celles et ceux qui pourraient devenir mes clients». Des clients ? «Pour leur vendre, donc, ce nouveau concept. Je connais, en tant qu’ancien gendarme, les points faibles d’une maison. Je me propose donc, c’est valable aussi pour tout un chacun, d’établir des diagnostics «sécurité» (coût 825 € HT). Je souhaite aussi intervenir au plus près, dès la décision de construire pour apporter mon expertise auprès des architectes, par exemple».

«Marché de niche, mais marché quand même»

Un business dont il affirme: «Personne ne le fait actuellement en France, je sais qu’il y a un marché. De niche, certes, mais un marché quand même». Sa zone de chalandise, «la France. Voire plus. Le site internet qui sera en ligne prochainement sera en 8 langues». Et lui promet de se mettre à l’anglais. «J’ai oublié depuis bien longtemps les cours du collège».

Source : La Dépêche.fr

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