Agde : le gendarme Olivier Rouch a perdu la vie dans le mont Blanc

Olivier Rouch et sa cordée ont dévissé, mardi, lors d’un entraînement.

Olivier Rouch et sa cordée ont dévissé, mardi, lors d’un entraînement. (© D.R)

Parmi les trois gendarmes qui sont décédés accidentellement au cours d’un entraînement au-dessus de Chamonix, mardi dernier, figurait Olivier Rouch, qui avait grandi à Agde.

Olivier Rouch allait avoir 30 ans dans un peu plus d’une semaine. Cet Agathois, sous-officier de gendarmerie, est mort accidentellement mardi dans le massif du mont Blanc. Le 2 juillet au matin, Olivier prend le téléphérique de l’Aiguille du midi avec deux camarades appartenant, comme lui, au groupe “Montagne” de l’Ardèche, l’adjudant Emmanuel Potentier (33 ans) et l’adjudant-chef André Turquat (44 ans). Objectif pour les trois gendarmes : l’arête Midi-Plan, une course entre neige et rochers qui passe par la vallée de Chamonix, classique prisée mais dangereuse car très aérienne.

“Il avait du charisme et du caractère”

Les trois sous-officiers commencent leur progression. Olivier avait déjà effectué une formation de cinq semaines pour devenir chef de cordée, et voulait s’entraîner en vue d’un stage de spécialisation plus poussé, qu’il devait suivre à Chamonix en août. “Il souhaitait intégrer le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM)”, confie son père, Thierry Rouch. Mais à 20 h, les trois gendarmes ne sont toujours pas rentrés chez eux. L’épouse d’un des alpinistes s’inquiète et prévient la gendarmerie qui lance les recherches par hélicoptère. Vers 21 h 30, les secouristes retrouvent deux corps ; les hommes ont chuté de plus de 1 000 mètres dans des circonstances encore non élucidées. L’hypothèse la plus plausible est que la cordée aurait dévissé, c’est-à-dire qu’un des alpinistes serait tombé, entraînant dans sa chute les deux autres, puisqu’ils étaient très certainement attachés ensemble.

La passion de la montagne

Thierry Rouch s’excuse presque de vouloir raconter les détails de la vie de son fils. Mais il tenait “à faire un clin d’œil aux anciens camarades d’Olivier”. Le père du gendarme travaillait à Béziers et sa mère était employée municipale à la mairie d’Agde. Olivier a occupé les bancs des écoles de la “perle noire” de la sixième à la terminale. “Même s’il pouvait être parfois un peu turbulent en classe, je suis sûr qu’il aurait souhaité saluer ses professeurs”, explique son père. La famille est partie depuis quelques années s’installer dans l’Ariège, mais la sœur d’Olivier, Julie (33 ans), vit aujourd’hui dans la région.

Thierry veut se souvenir d’un jeune homme qui avait “du charisme et du caractère”, avec qui il avait “une relation fusionnelle”. Et “une passion commune”, qui les a tragiquement séparés : la montagne.

Source : Midi Libre

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