Affaire Théo: la qualification de “viol” remise en cause par des expertises

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Théo, en octobre 2017. – Geoffroy Van Der Hasselt – AFP

Le contenu de deux expertises médicales rendues dans le cadre de l’affaire Théo a été révélé vendredi, dans les médias. Elles confirment l’hypothèse selon laquelle le geste de porter ce coup violent était intentionnel de la part du policier.

Vendredi soir, France Inter a révélé le contenu de deux expertises médicales menées dans le cadre de l’affaire Théo, ce jeune homme de 22 ans grièvement blessé lors de son interpellation par des policiers, en février 2017, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Il y a bien eu pénétration dans le corps de Théo

Selon la radio, une requalification serait possible dans ce dossier car l’une des expertises indiquerait que le viol n’a pas eu lieu, la matraque du policier n’ayant pas pénétré l’anus de Théo. En revanche, elle ne conteste pas l’existence d’une déchirure de 10 centimètres, au niveau du sphincter du jeune homme, qui lui avait valu d’être opéré en urgence.

Des indications à prendre avec prudence. En effet, selon nos informations, et contrairement à la lecture avancée par France Inter, cette blessure importante témoigne bel et bien d’une pénétration dans le corps de Théo, mais pas dans la zone sexuelle de l’anus. La zone pénétrée est une zone annexe à l’anus, en l’occurrence la peau du sphincter, qui se rompt dans le choc. La matraque a alors atteint le canal anal, et causé une très grave déchirure d’une dizaine de centimètre.

Une intention de porter le coup

Au final, les expertises confirment l’hypothèse selon laquelle le geste de porter ce coup violent était intentionnel de la part du policier, mais que son intention n’était pas que la matraque finisse dans le corps de Théo.

Il est toutefois important de rappeler que les conclusion des expertises constituent en une interprétation de l’expert, qui sera discutée devant le juge d’instruction. Elle ne constitue donc pas une vérité définitive. Par ailleurs, les avocats du jeune homme sont libres de demander des contre-expertises.

 

Source : BFMTV

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