Affaire Dupont de Ligonnès: de nouvelles fouilles ont débuté dans le Var

Après deux années d'enquête, les corps des victimes ayant été découverts le 21 avril 2011, aucune trace de M. de Ligonnès, ni vivant ni mort, n'a été retrouvée, en dépit d'un mandat d'arrêt international, de plus de 700 signalements, plus de 2.000 procès verbaux d'audition et d'investigations.

De nouvelles fouilles destinées à retrouver Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect de l’assassinat de sa femme et de leurs quatre enfants, en 2011 à Nantes, et mystérieusement disparu depuis, ont débuté jeudi matin dans le Var.

Sous la direction du juge d’instruction nantais Robert Tchalian, une cinquantaine de personnes – enquêteurs des polices judiciaires (PJ) de Nantes et de Toulon, gendarmes du Var et pompiers – se sont déployées jeudi matin entre la Garde-Freinet et les Mayons, au sud de Draguignan (Var).

Ils ont prévu de fouiller toute la journée cette zone très verte, boisée et constituée de maquis, du massif des Maures, très difficile d’accès, où des repérages avaient été effectués il y a deux semaines.

Sous le soleil, les gendarmes ont bloqué l’accès aux trois pistes de terre menant à des grottes et des anciennes mines, situées à plusieurs kilomètres de la zone où ont été rassemblés une dizaine de journalistes. M. Tchalian a fait savoir à la presse qu’il n’avait pas l’intention de communiquer sur cette nouvelle campagne de fouilles.

Après deux années d’enquête, les corps des victimes ayant été découverts le 21 avril 2011, aucune trace de M. de Ligonnès, ni vivant ni mort, n’a été retrouvée, en dépit d’un mandat d’arrêt international, de plus de 700 signalements, plus de 2.000 procès verbaux d’audition et d’investigations.

Sa trace s’était perdue après un séjour à l’hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens (Var), le 15 avril 2011 au matin.

La thèse du suicide a très tôt été évoquée par le parquet de Nantes, mais l’absence de corps n’a pas permis de l’attester formellement jusqu’ici.

La dernière opération de recherches dans le Var s’était déroulée en juin 2011, sur les hauteurs de Roquebrune-sur-Argens, sans succès.

Une centaine de personnes, dont des sapeurs-pompiers d’un groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux (Grimp) et des équipes cynophiles, avaient étaient mobilisées sur une zone de 20 km2 environ. Un hélicoptère de la gendarmerie avait également été envoyé sur place.

Source : Le Point

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