À Longvic, la gendarmerie peut compter sur le flair de ses chiens

Cinq équipes cynophiles de la gendarmerie sont regroupées depuis le 1er août dernier sur le site de l’école de gendarmerie, sur l’ancienne base aérienne 102 de Longvic. Ce GIC, groupe d’investigation cynophile, a été officiellement inauguré ce jeudi.

La région de gendarmerie de Bourgogne dispose de 13 équipes cynophiles.
La région de gendarmerie de Bourgogne dispose de 13 équipes cynophiles. © Radio France – Jacky PAGE
Le groupe d’investigation cynophile est composé de cinq sous-officiers avec leur chien, et deux gendarmes adjoints volontaires. Il peut être déployé sur les quatre départements bourguignons, voire dans les départements voisins, en cas d’urgence.

Chaque jour, les chiens des gendarmes ont droit à quatre heures d’entraînement. Sur l’ancienne base aérienne de Longvic, ils ont investi les chenils et équipements autrefois utilisés par les maîtres-chiens des commandos de l’air. Le général Olivier Kim, commandant la région de gendarmerie, a rassemblé des équipes venues de Dijon, Beaune, Montbard, Autun et Chalon-sur-Saône : « il m’a semblé utile de regrouper des maîtres-chiens et leurs chiens, ici à Dijon, parce que c’est assez central au niveau de la région Bourgogne-Franche-Comté. Et on dispose ici d’une section aérienne, qui est en mesure de projeter par les airs les équipes cynophiles ».

Dressés à trouver le magot des dealers

La Bourgogne compte au total treize équipes cynophiles. Elles ont participé ces onze derniers mois à 984 interventions, avec un bilan plutôt flatteur, 115 kilos de cannabis, douze kilos d’herbe, 1155 cartouches ou encore vingt-quatre armes. Sans oublier 351.000 euros. C’est une nouveauté, des chiens sont dressés pour trouver des billets de banque. Démonstration à l’appui, il ne faut que quelques instants à l’animal, un berger belge,  pour dénicher une liasse cachée dans le filtre à air d’un véhicule.

Le gendarme Laurent Royer est conseiller technique responsable des équipes cynophiles de Bourgogne. Son animal est précisément entraîné à la recherche de billets de banque : « les billets sont fournis par la Banque de France. Ce sont des faux, mais faits avec la vraie encre et le vrai papier. Il faut vraiment que le chien soit à l’écoute, parce que les billets n’ont pas trop d’odeur et ne diffusent qu’entre 50 centimètres et un mètre. »

La retraite à neuf ou dix ans, avec parfois une médaille en prime

Si son chien à lui est entraîné à la traque des produits stupéfiants et des billets de banque, d’autres sont spécialisés piste-défense, pour rechercher des personnes, ou bien neutraliser, si besoin, un individu menaçant. Les chiens sont sélectionnés par le centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie à Gramat dans le Lot. Ils sont opérationnels au bout de deux ans, et partent à la retraite à neuf ou dix ans. A ce moment-là généralement, c’est chez leur maître qu’ils finissent leurs jours. Il arrive même que l’un d’entre reçoive une médaille pour ses bons états de service. C’est arrivé au dénommé “Gun 3”, dont la photo glorieuse trône dans les locaux du GIC.

Source : France Bleu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *