À la tête de la brigade de gendarmerie de Bayeux à 26 ans

Le lieutenant Lyse Margenest, originaire de Cherbourg, est arrivée au début du mois à la gendarmerie de Bayeux.

Avec le contrôle et la reprise du suivi des procédures, Lyse Margenest décrit 15 premiers jours « assez intenses ». (©La Renaissance Le Bessin)

Lieutenant ou lieutenante ? Commandant ou commandante ? L’intéressée a un avis tranché sur cette féminisation des mots.

« Moi je préfère lieutenant parce que ça reste un grade, juge Lyse Margenest. Je ne comprends pas la plus-value de mettre au féminin. On est tous des militaires. »

Sa remarque en dit long sur son respect d’une institution à laquelle elle pense depuis le lycée. La jeune femme se dit attachée aux valeurs du milieu : « Protection des personnes, être au service de la population, disponibilité, le rapport hiérarchique… »

Elle a ses premiers contacts lors d’un stage de trois mois dans un état-major de Lyon, là où elle suit son master Intelligence économique, après sa licence d’Économie.

L’économie pour devenir gendarme ?

« Le gendarme, ce n’est pas seulement être derrière des jumelles, sourit le lieutenant. On fait quand même pas mal de choses dont de la protection d’informations pour les entreprises. »

Après le master, elle postule à L’École des officiers de la Gendarmerie nationale de Melun (Île-de-France). Sur les 600 candidats à ce concours de recrutement externe, elle arrive… en 1re position. « Le fait d’avoir fait ce stage, fait de la réserve, ça aide car j’avais déjà un pied dans l’institution », relativise-t-elle.

 « Être chef, c’est savoir s’adapter »

À l’issue de ses deux ans à Melun, elle vise la gendarmerie de Bayeux, une ville qu’elle connaît sans plus. C’était le poste le plus proche géographiquement de Cherbourg, d’où elle est originaire, certes. Mais pas la raison première pour autant :

« Il y avait pas mal de postes dans de plus petites villes. J’étais intéressée par l’aire urbaine de Bayeux. Ici, nous sommes une brigade territoriale autonome avec la gestion de Bayeux et 24 communes aux alentours. » « Et puis, ajoute-t-elle, je l’ai choisi pour avoir des responsabilités. »

En mai dernier, elle a pu effectuer un stage de tuilage avec sa prédécesseur, le lieutenant Sigrid Verron qui va, elle, gagner… l’École des officiers de la Gendarmerie nationale en tant que commandant de peloton. Une coïncidence entre ces deux femmes dont la transmission de commandements doit avoir lieu en septembre.

Pour l’heure, Lyse Margenest, qui a 27 personnes sous sa responsabilité, n’a pas encore fixé d’axe majeur de travail pour ses trois années à Bayeux. Son jeune âge ?

« Je ne suis pas là par hasard, lâche plus fermement la responsable. On a été formés pour ça. Évidemment il y a une certaine appréhension… J’ai l’avantage de la jeunesse. Le fait d’être issue d’un recrutement externe me donne une approche différente. Je peux poser les questions qui ne sont pas posées. Pourquoi est-ce que la bridage fonctionne comme ça ? Mais je ne veux pas révolutionner les choses, simplement faire en sorte que tout le monde travaille dans les meilleures conditions de travail possibles. Être chef, c’est savoir s’adapter. »

Source : Actu.fr

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