À Auch, les forces de l’ordre simulent une attaque terroriste pour s’exercer

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Ce vendredi matin, les forces de l’ordre du département ont simulé une attaque terroriste au lycée Beaulieu d’Auch. Un exercice grandeur nature pour tester la réactivité et la coordination entre police, gendarmerie et pompiers.

9 h 30, trois terroristes armés s’introduisent dans l’enceinte du lycée Beaulieu. On entend des tirs. Aussitôt, la police municipale se rend sur les lieux de l’attaque pour les premières constatations. Voilà le scénario de l’exercice de tuerie de masse qui s’est déroulé ce vendredi matin.

Dès que la première alerte est lancée, une équipe se prépare à intervenir. Armés, de pistolets avec des balles factices, et casqués, ils attendent, fébriles, l’ordre d’intervention.

De nouveaux gilets et casques testés

« Cet exercice a pour vocation d’apprendre à agir vite de manière très coordonnée, très précise. On teste aussi la manière dont les ordres sont donnés, reçus et mis en application », explique Catherine Séguin, préfète du Gers. « On travaille sur les premiers moments après une attaque, et avant l’arrivée du RAID. »

Le département n’est pas dépourvu d’unité d’intervention d’urgence. En effet, après l’arrivée de la police municipale puis de la police nationale, c’est la gendarmerie qui entre en action et notamment le PSIG Sabre d’Auch. Le peloton d’intervention et de surveillance, lourdement armé, avance en colonne.

Au fil des coups de téléphone et des appels sur le talkie-walkie de la commissaire Marie-France Pipereau, en charge des opérations puisque l’action se trouve dans une zone police, on en apprend un peu plus sur la situation : des personnes sont à terre, un premier assaillant a été neutralisé.

Un corridor de sécurité pour les évacuations

Dans l’enceinte de l’établissement, des agents du commissariat, de la préfecture et du lycée, jouent les victimes et les terroristes. De l’extérieur, on entend des tirs, des cris. 34 policiers et 19 gendarmes sont sur place.

Outre la neutralisation de la menace, ils ont aussi pour objectif de mettre en place des corridors de sécurité pour l’extraction des premières victimes. « Ce dispositif est nouveau et très important », souligne la préfète du département. C’est à ce moment qu’interviennent les pompiers pour prendre en charge les blessés.

Vers 11 heures, les trois terroristes sont mis hors d’état de nuire. Une dizaine de victimes sont à déplorer, mais « le bilan est plutôt positif, notamment au niveau de la fluidité des interactions entre police et gendarmerie », réagit Catherine Séguin. Cependant, il reste encore à améliorer la transmission des informations sur les victimes : selon les sources, l’appréciation diffère sur le nombre et l’état des blessés.

Source : La Dépêche

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