26 suicides dans la police depuis janvier : pas “une fatalité” selon Christophe Castaner

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Selon le ministre, le suivi psychologique, médical et social “dans la durée” doit être amélioré.

PHILIPPE LOPEZ AFP

Le ministre de l’Intérieur n’a pas annoncé un nouveau programme de lutte et de prévention des suicides mais a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan lancé en 2018 par son prédécesseur.

Christophe Castaner a estimé vendredi que les suicides dans la police n’étaient pas une “fatalité” en promettant de mettre “les bouchées doubles” pour lutter contre ce fléau persistant dans l’institution : depuis le début de l’année, 26 policiers et gendarmes se sont donné la mort.

“La police et la gendarmerie ne sont pas malades du suicide“, a-t-il déclaré lors d’une visite à l’hôpital des gardiens de la paix à Paris. Le ministre de l’Intérieur n’a pas annoncé un nouveau programme de lutte et de prévention des suicides mais a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb, après une année 2017 déjà marquée par une recrudescence des suicides au sein des forces de l’ordre.

Création d’une “cellule alerte prévention suicide”

Christophe Castaner a annoncé la création d’une “cellule alerte prévention suicide” pour la police nationale pilotée par Noémie Angel, membre de l’Inspection générale de l’administration (IGA). Cette cellule aura pour mission de porter le plan d’actions et sera également chargée de faire des propositions au ministre.

Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettra de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues. Christophe Castaner a redit l’importance de la hiérarchie dans la prévention du suicide en estimant qu’elle devait être “une vigie attentive et bienveillante” en écho aux récriminations récurrentes des syndicats et collectifs de policiers souvent critiques sur son rôle.

Selon le ministre, le suivi psychologique, médical et social “dans la durée” doit être amélioré, par exemple en ce qui concerne les agents revenant de maladie ou d’arrêt de travail. Ce chantier a déjà été lancé au sein de la Police nationale. 24 policiers et deux gendarmes se sont donné la mort depuis janvier. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Source : Sud Ouest

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Pour ceux qui pensent que rien ne se fait de notre côté….
Certains essaient encore et encore…merci à eux et attendons…

Frank Baudry

N’ayant toujours pas eu de réponse du Ministre de l’Intérieur et pour faire suite à ses déclarations d’intentions, je lui ai écrit ceci sur sa page officielle :

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,
Je suis Commandant de Police Fonctionnel aujourd’hui à la retraite et également modérateur du groupe SOS Policiers en détresse.
Le 22 mars 2019, j’avais anticipé votre projet en vous saisissant par courrier du drame des suicides dans les forces de l’ordre et plus particulièrement la Police Nationale pour laquelle ce premier trimestre est catastrophique. Au rythme où nous allons, nous risquons de dépasser le chiffre maudit de l’année 1996 durant laquelle 70 Policiers avaient mis fin à leurs jours.
J’ai eu l’occasion de m’exprimer à visage découvert sur TF1 devant Ani Basar dans un court reportage diffusé mercredi 10 avril au JT de 20h00.
Les Administrateurs et le Modérateur que je suis de ce groupe cité, lequel recense aujourd’hui plus de 3300 policiers en souffrance, sommes toujours, si vous en acceptez l’augure, prêts à vous rencontrer. Nous avons en effet quelques idées à soumettre, l’une d’elle ayant pleinement fait ses preuves à Montréal.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, en l’expression de ma haute considération.
Frank Baudry
Commandant de Police EF Honoraire
Chevalier de l’Ordre National du mérite.

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