Zineb El Rhazoui menacée de mort, son avocat porte plainte contre Booba

L’ancienne journaliste de « Charlie Hebdo » avait déclenché une vive polémique en suggérant que les policiers devraient tirer à balles réelles sur les « racailles ».

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Sur Instagram, le rappeur Booba avait appelé à pourrir « la vie à cette grosse merde puante ». Par cette phrase, il visait Zineb El Rhazoui. Jeudi 7 novembre, l’avocat de la jeune femme a annoncé sur Twitter qu’il allait déposer une plainte « suite au nouveau déchaînement de haine, d’injures et de menaces de mort reçues ces derniers jours ». Une plainte visera spécifiquement le rappeur.

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Si Booba a insulté l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo sur les réseaux sociaux, c’est en réponse aux propos tenus par Zineb El Rhazoui sur le plateau de CNews. Le 5 novembre dernier, elle avait déclenché une vive polémique. Zineb El Rhazoui était invitée dans l’émission en direct L’Heure des pros.

« La police américaine aurait tiré à balles réelles ! »

Face à Pascal Praud, elle était revenue sur les violences survenues fin octobre à Mantes-la-Jolie. « Sur les événements à Mantes-la-Jolie – le guet-apens organisé autour d’une petite patrouille de police par une centaine de racailles – moi, j’ai vu un peu ce qu’il se disait sur les réseaux sociaux. Les gens de tous horizons étaient absolument unanimes : il faut que la police tire à balles réelles dans ces cas-là », avait affirmé Zineb El Rhazoui. Avant de poursuivre : «  Quand vous avez un guet-apens de cent barbares… La police américaine aurait tiré à balles réelles ! »

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Le 24 octobre, des affrontements avaient éclaté dans le quartier du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie. Les policiers venus sur place après un appel pour un incendie de voiture « sont tombés dans ce qui s’est avéré être un guet-apens », avait affirmé le commissaire de Mantes-la-Jolie. Ils avaient alors été attaqués avant même d’éteindre le feu. Les policiers avaient même été la cible de tirs de mortier et de cocktails Molotov. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie « sur les conditions d’usage des armes de défense par les policiers ».

Source : Le Point

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