Virginie Despentes a écrit une lettre à ses « amis blancs »

RACISME L’animateur Augustin Trapenard a lu sur France Inter une lettre pugnace de l’écrivaine Virginie Despentes dans laquelle elle dénonce le « privilège » blanc

640x410_romanciere-virginie-despentesLa romancière Virginie Despentes. — JUAN CARLOS HIDALGO/SIPA

« En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. » C’est par ces mots que commence la lettre diffusée ce jeudi sur France Inter de l’écrivaine Virginie Despentes, qui dénonce le racisme en France et le « privilège » blanc.

Dans cette lettre, lue par l’animateur de radio Augustin Trapenard, l’écrivaine égrène les différentes discriminations et inégalités qui touchent les personnes dites racialisées, ou encore non-blanches. Elle évoque ainsi la population carcérale où « les noirs et les arabes sont surreprésentés », ou le faible nombre de journalistes racialisés qui l’ont interviewée ou photographiée dans sa carrière d’écrivaine. Et explique qu’elle-même, en tant que personne blanche, n’a pas à se soucier de sortir dans la rue sans papiers : « Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. »

Antigone

Anticipant les reproches qui pourraient lui être adressés quant au ton de sa lettre, comme cela fut le cas lorsqu’elle a écrit un texte en soutien à l’Adèle Haenel, après l’annonce de la récompense décernée à Roman Polanski, Virginie Despentes rétorque : « Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés ». Elle compare aussi la militante noire leadeuse du mouvement « Justice pour Adama » au personnage de tragédie Antigone, qui se battit contre la justice de son époque, et en mourut.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi devant le sur le parvis du nouveau palais de justice de Paris, répondant à l’appel du comité de soutien à la famille d’Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

Source : 20 Minutes

« Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème… » – Virginie Despentes

Virginie Despentes est écrivaine. Dans cette lettre, rédigée après la manifestation en soutien à Adama Traoré et adressée à « ses amis blancs qui ne voient pas où est le problème », elle dénonce le déni du racisme et explique en quoi « être blanc » constitue un privilège.

1136_gettyimages-958959850« En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix » : Virginie Despentes © Getty / Nora Carol Photography

Paris, le 3 juin 2020

Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème.

En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements. En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés. En France nous ne sommes pas racistes mais depuis vingt-cinq ans que je publie des livres j’ai répondu une seule fois aux questions d’un journaliste noir. J’ai été photographiée une seule fois par une femme d’origine algérienne. En France nous ne sommes pas racistes mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire. En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. Les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement. En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».

J’entends déjà la clameur des twitteurs de service, s’offusquant hargneusement comme ils le font chaque fois qu’on prend la parole pour dire quelque chose qui ne corresponde pas à la propagande officielle : « quelle horreur, mais pourquoi tant de violence ? »

Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés. Ce mardi, je me rends pour la première fois de ma vie à un rassemblement politique de plus de 80 000 personnes organisé par un collectif non blanc. Cette foule n’est pas violente. Ce 2 juin 2020, pour moi, Assa Traoré est Antigone. Mais cette Antigone-là ne se laisse pas enterrer vive après avoir osé dire non. Antigone n’est plus seule. Elle a levé une armée. La foule scande : Justice pour Adama. Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. Assa Traore prend le micro et dit à ceux qui sont venus « votre nom est entré dans l’histoire ». Et la foule ne l’acclame pas parce qu’elle est charismatique ou qu’elle est photogénique. La foule l’acclame parce que la cause est juste. Justice pour Adama. Justice pareille pour ceux qui ne sont pas blancs. Et les blancs nous crions ce même mot d’ordre et nous savons que ne pas avoir honte de devoir le crier encore, en 2020, serait une ignominie. La honte, c’est juste le minimum.

Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix.

Virginie Despentes

Source : France Inter

Un collègue retraité, Marc Louboutin, ancien lieutenant de police auteur de trois livres puis photographe et journaliste fait à Mme Despentes la réponse suivante :

Mme Despentes,

La presse s’agite de votre ouverte « Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème. » rédigée fort à propos, médiatiquement parlant, suite à la manifestation contre les violences policières organisée par la famille du défunt Adama Traoré. Puissiez-vous me permettre, en préambule, dire que je ne vais pas prendre parti dans cette affaire, qui est dans la main de la justice, quand bien même vous exprimiez publiquement vos d’interrogations – plus qu’en filagramme – sur la justice blanche. (sic) Vous rejoignez, quête de maintien de la notoriété oblige, votre collègue en pipolisation Camelia Jordana , dont tout le monde avait oublié les essais d’être connue jusqu’à ses propos incendiaires. Et pour le moins déplacés pour une jeune femme n’ayant jamais grandi en banlieue comme elle veut bien le faire croire.

Selon la presse écrite, votre texte est « puissant », et s’attaque au « privilège blanc ». Selon la presse. Toujours prête à hurler sa bien-pensance généreuse, tout en restant dans l’entre soi au quotidien. Regardez combien se trouvent de personnes de couleur dans les photos de la rédaction de Libération et vous comprendrez mieux toute la vacuité de leurs glapissements hystériques contre l’antiracisme.

Vous pensez, Madame Despentes, que votre talent littéraire vous permet de vous positionner publiquement comme Pythie de la pensée française, d’édicter donc, au cœur même de nos foyers, ce que nous devons pensez, nous les « blancs ». Je ne sais rien de votre talent, je n’ai rien lu de vous, je vous offre donc le bénéfice du doute, j’ai toujours eu assez peu de goût pour les auto-psychanalyses publiques qui font bander-mouiller dans les rédactions ou à l’académie Goncourt.

Avant un procès public d’intention et de fausses investigations, j’avoue être blanc, de culture catholique, Français depuis assez longtemps pour que les archives familiales s’en souviennent. Breton de plus. Mais, promis aux bobo-gauchistes, je ferai dans les temps qui viennent une recherche adn américaine pour savoir d’où je viens vraiment en réalité puisque nous sommes tous « citoyens du monde. » Ah oui. Aussi durant vingt ans j’ai été militaire volontairement, officier service long , puis policier. Je suis donc sans doute une véritable caricature d’extrême droite selon vos critères. Je précise au passage que j’ai quitté la police sous un gouvernement de gauche, cela fera la maille pour les amateurs de délire. Ils pourront dire que je suis Gaulois ( c’est désormais une insulte) jusqu’au bout des doigts. De ceux qui préfèrent gaillardement, comme vous l’avez fait adolescente avant de la renier, admirer Marylin, et plus généralement les femmes avec un 90 D sur la poitrine, plutôt que celles qui portent la même taille sous les yeux à force de bringues à la Closerie des Lilas ou au Flore. J’ai pourtant une vraie tendresse pour les ouvrières affublées ainsi à force d’enchaîner les 3/8.

Voyez-vous, Mme Despentes, puisque je fais partie sans conteste de la majorité des privilégiés blancs exerçant salopement – même sans le savoir – ma supériorité envers mes concitoyens « racisés » (c’est-à-dire « non-blancs » dans la novlangue) votre courrier public m’a permis au moins de me pencher sur mon passé, de l’enfance à mes très bientôt 57 ans. A cet examen, je ne suis pas très certain d’avoir vécu dans la même France que celle que vous voulez bien salir juste pour faire de l’audience.

J’ai été à l’école jusqu’au presque collège en banlieue parisienne, dans le 91, avec d’autres gamins de toutes origines. Nous étions copains et nos premières bastons n’avaient rien à voir avec notre couleur de peau. Pour la petite histoire qui sera un caillou dans la chaussure de votre co-égérie d’origine algérienne et de circonstance, dans la cité où j’ai grandi coexistaient des pieds noirs, des blacks entiers, des ouvriers algériens arrivés directement du FLN et des français pauvres. Tout le monde bossait avec un seul espoir : s’en sortir. Et se fréquentait, portes d’appartements souvent ouvertes sur les escaliers, avec bonne humeur. Faut dire qu’on ne se sentaient pas à l’époque obligé de pisser ou chier dans les parties communes pour nous affirmer et que sinon on aurait pris une vraie branlée par le premier habitant, quelle que soit son origine, qui serait passé par là…

Mes parents ayant évolués socialement (héritage, travail etc etc, c’était plus facile à l’époque) nous avons déménagé en banlieue dans les Yvelines, dans un village périphérique avec une cité HLM (faut pas déconner non plus sur les mirages du franchissement de l’échelle sociale). Là aussi, collège, lycée, vrais potes de toutes les origines. Certains toujours aujourd’hui. C’est là que j’ai rencontré un « autre père », non pas que le mien ne faisait pas le boulot, mais qui était celui d’une amie, chez lequel nous passions autant de temps que chez nous, et qui m’a appris tout à la fois l’amour des lettres et aussi, plus indistinctement, celui de la liberté. Merci Étienne. Il était black et chez lui les couleurs de peau n’existaient pas. Sa fille ( total black aussi, faut-il le préciser) est mon témoin de mariage.

Années 80. L’Armée. (ouais cela fâche, j’étais peut-être déjà un enculé de vendu de pauvre ?), avec comme premier gradé un sergent noir qui m’a appris à sauter d’un avion. (Houpala ! auteur Parachutiste : un vrai facho de facho donc ! ) avec d’autres gamins de toutes les couleurs. Officier ensuite, avec des soldats de couleurs noir, jaune, marron, tout ce que tu veux, je les ai commandé tous pareils, avec la même attention, et des gradés idem, dont mon adjudant de compagnie qui était noir et je peux dire que c’était un peu un père en kaki pour nous, jeunes officiers.

Policier ensuite ( Houpalà 2X ! Un double facho pour Virginie en terrasse ! ). Des collègues de toutes les origines encore. Et même dans le XXème un patron Black et un autre Algérien d’origine. Le truc qu’est jamais arrivé selon toi Virginie ! Faut dire que dans le même temps, chez moi dans le Finistère, oui il y avait un Député devenu Ministre, et…. Putain (encore, pauvre vocabulaire de banlieusard) ! Un africain et en plus NOIR ! Kofi Yamgnane, Franco-Togolais qui avait tout de même fait l’effort d’apprendre, en plus du français qu’il maîtrisait mieux que la plupart des nationaux, le breton. Rien que ça ! Tu vois Virginie, perdue dans ton milieu de bobos blanchouilles de gauche, tu ne connais même pas l’histoire de l’antiracisme puisque tu racontes à tout-va qu’il n’y a jamais eu de Ministre noir en France ( Et Mme Taubira, elle compte pas, pas assez noire peut-être ? Pour n’en citer que 2 parmi d’autres)…

Spécial dédicace en passant à Maître Lee, (merde, un jaune !) qui a été quasiment un troisième père pour moi.

Bref. J’ai bossé avec des collègues blacks, toutes les nuances de foncé, plein, de toutes origines (ouais, parce que tu vois chérie, la couleur de peau c’est pas une origine…). J’ai sué, dormi, bu, eu peur avec eux. J’ai couvert leur cul comme il faisait du mien. Les balles reçues comme données n’ont pas de couleur tu sais ? Eux sont mes frères d’humanité. Pas toi.

Ensuite, j’ai vécu dans le vrai monde (c’est-à-dire plus dans l’administration :-D après ma démission pour plus être aux ordres des politiques), avec un inventaire de métiers à la Prévert. Là aussi avec des tas de Français, ou immigrés, devenus des potes, des amis ou des frères, amitié partagée au boulot, sur les chantiers, ou devant des comptoirs à ergoter sur un monde meilleur. Le nôtre, celui de la vraie vie. J’ai même été journaliste (un vrai, avec une carte de presse ;-) ) et j’ai bossé aussi avec des journalistes noirs, certains parmi les meilleurs de France. Un est resté un ami proche. Si tu ne les as pas vu c’est peut-être que tu vis dans un milieu de petites blanches privilégiées qui cherche chaque jour à donner des leçons, mais loin de la réalité en fait. Tu te rends compte Madame l’Auteur, j’ai même bossé avec des journalistes africains ! Qui écrivaient des articles mieux que moi. Sans doute des « Double-chocolat », pour toi qui fait apparemment de la non-ségrégation comme un choix de glaces au rayon surgelés.

D’où, connasse de bourge littéraire,ai-je été un « privilégié blanc » écrasant les pauvres « racisés »? D’où tu te permets de me gifler en public, comme les autres « blancs » de ton pays, avec ton racisme généralisé dont nous serions les enculés d’auteurs ? Toi qui nous fait un combat de surface contre la « racisation » comme d’autres se payent une bonne conscience avec un voyage sexuel annuel à Saly ou à Pointe-Noire ?

A souffler sur les mêmes braises que Camelia Jordana, à rêver d’une révolte des « racisés » pour prendre le pouvoir et se «venger», tu fais preuve d’une inconscience rare. Surtout si elle est armée, comme l’appelle en chanson la ratée de la télé-réalité.

Admettons – je n’y crois pas une seconde – qu’à force de souffler dans votre propre trou du cul à vouloir faire parler de vous, vous arriviez à allumer un incendie racialiste dans notre pays , j’ai peur qu’en face vous ne me trouviez, et les milliers d’autres blancs dans mon cas puisque vous me définissez comme l’ennemi suprême. Déterminés. A défendre notre pays, nos valeurs, nos familles et nos biens puisque visiblement le pillage est pour les gens comme vous une amende « juste » de  » ré-appropriation ».

Et entourés, soutenus, commandés peut-être, en fonction de leurs compétences, par d’autres Français, mais de toutes les couleurs et de toutes origines. Solidaires les uns des autres.

Parce que la France ce n’est pas vous.

C’est nous

Devoir de mémoire

Par Marc Louboutin

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Devoir de mémoire.

En ces jours de discorde et de polémiques sectaires, j’ai une pensée émue et reconnaissante pour des noirs assassinés lâchement par des tueurs en uniforme.

Nous commémorons, pour ceux qui veulent s’en souvenir, depuis le 20 mai et jusqu’au 8 juin, les quatre-vingt ans de la bataille d’Amiens qui est une des preuves de la résistance acharnée de certaines unités de l’armée française lors de l’invasion de notre pays par l’Allemagne en 1940.

Durant cette bataille certains soldats de France venus des colonies d’alors ont été exécutés en masse par les troupes nazies, ce qui fut à ma connaissance le déroulement des premiers crimes de guerre racistes sur le territoire national durant cette période de notre histoire.

Les données historiques sont imprécises, les unités allemandes en cause pas ou peu identifiées, il n’y a pas eu d’enquête (de ce que j’ai pu trouver) et encore moins de commémoration. A l’époque actuelle durant laquelle nos dirigeants cherchent des symboles de « concorde » nationale et de lutte contre le racisme c’est sans doute – encore ! – une occasion manquée.

A défaut de recherches et données plus précises, il faut donc en ces jours avoir (pour chacun d’entre nous qui possède un peu de devoir de mémoire), une pensée, en plus des autres tombés au feu, pour les plusieurs dizaines de tirailleurs sénégalais blessés du 24ème RTS qui furent exécutés à Aubigny et la centaine de soldats de même origine, appartenant au 12ème RTS, faits prisonniers, entassés puis brûlés vifs dans une grange par les Nazis.

A vouloir surjouer la victimisation ou oublie en effet ceux qui ont vraiment souffert.

Et pour ceux qui ont la mémoire courte et sélective, Léopold Sédar Senghor, alors fantassin au 31ème Régiment d’Infanterie Coloniale, échappa, avec ses camarades Sénégalais prisonniers, à une telle exécution grâce à l’intervention d’un de ses officiers, blanc, face au peloton d’exécution allemand. Ensuite, après la Résistance et avant sa carrière politique africaine, ce poète occupa deux fois le rang de Ministre en France dans les années 50.

Marc Louboutin

Un homme, un stade : Léopold Sédar Senghor / Foot & Patrimoine ...

Léopold Sédar Senghor

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