Violences conjugales dans la Manche : il frappe sa femme enceinte et l’attrape par les cheveux

Violences conjugales dans la Manche : il frappe sa femme enceinte et l'attrape par les cheveux

Le prévenu frappait et insultait son épouse enceinte. Il a été condamné jeudi 23 février 2017 par le tribunal correctionnel de Cherbourg (Manche).

Un époux violent a été condamné jeudi 23 février 2017 par le tribunal de Cherbourg (Manche). Il frappait sa femme enceinte.

Dimanche 5 février 2017, à Valognes (Manche), un homme âgé de 28 ans, qui venait d’apprendre par l’intermédiaire de sa jeune épouse son intention de rompre puis d’annuler leur mariage, essaye de la retenir avant de l’attraper, de lui tirer les cheveux puis de la traîner dans l’escalier pour la forcer à rentrer au domicile conjugal.

Un époux devenu violent

Le jeudi 16 février 2017, cette dernière dépose plainte à la gendarmerie, expliquant aux militaires qu’après leur union récente de décembre 2016, son époux avait bien changé, qu’il était devenu grossier, insultant et surtout violent. La victime, enceinte de quelques semaines, explique également, et en détails, qu’elle le soupçonnait fort d’avoir contracté un mariage blanc, son seul objectif, afin d’obtenir sa carte de séjour.

« Un déchaînement de violences »

L’homme est entendu dans les locaux de la brigade alors que son épouse y est encore. Quittant finalement seul la gendarmerie quelques instants plus tard, ce dernier voit rouge. « Une perte de contrôle totale, un déchaînement de violences sur les gendarmes mis en difficulté. Il était prêt à tout et à tout faire pour échapper à la garde à vue. Plus rien ne faisait rempart. Il s’est jeté de tout son poids sur le rideau métallique (ce dernier sera déformé suite aux multiples assauts, occasionnant pas moins de 1000€ de dégâts) avant de se mettre en danger et d’allumer le feu aux couvertures de sa cellule et à son jogging. Il est violent dans la vie quotidienne alors dans un milieu contraint », indique le procureur à l’audience matinale du jeudi 23 février  2017. Avant d’ajouter: « L’histoire est en train de se répéter de la manière la plus malheureuse qui soit car avec son ancienne compagne, qui l’a quitté depuis, il avait déjà changé de comportement en apprenant la grossesse de son cette dernière. »

Elle retire sa plainte

Hospitalisé pendant trois jours suite à des brûlures, le mari, placé de nouveau en garde à vue, reconnaît les violences sur son épouse. La concubine se déplace ensuite à la gendarmerie où elle demandera à retirer sa plainte. « Les violences du 5 février sont vraies, même si les gendarmes ont exagéré mes propos, mais tout était inventé concernant le mariage blanc », confirmera t-elle aux juges. « Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je ne sais expliquer ces violences? C’est un mariage d’amour », précise le prévenu.

Prison avec sursis

Pour l’avocat de la défense, il s’agissait bien d’une tentative de suicide par immolation. Son client, en France depuis 2011, a écopé d’un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligations de soins et de travail.

Source : La Manche Libre

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