Une policière suspectée de fournir des armes à des voyous

L’agent de la direction territoriale de la sécurité publique a été placé en détention. L’enquête n’a pas déterminé les motivations de la jeune policière.

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Fin août 2017, le directeur territorial de la sécurité publique (DTSP) de Seine-Saint-Denis découvrait un vol d’armes de service dans ses bureaux situés à Bobigny. Aussitôt saisi, le parquet ouvrait une information judiciaire pour vol par personne dépositaire de l’autorité publique en bande organisée et association de malfaiteurs. Rapidement, les soupçons se sont orientés sur une jeune policière en formation arrivée dans le service quelques mois plus tôt.

Dans sa guérite, elle filtrait les entrées au sein d’une des DTSP les plus sensibles de France. Elle servait précédemment à Pantin, où elle s’était déjà fait remarquer pour ses intrusions intempestives dans les fichiers de police. Selon des sources concordantes, il lui arrivait même de prévenir des tiers des perquisitions programmées. Dans la police, on est généralement licencié pour bien moins. Grâce à une intervention et aux mystères des arcanes de l’administration, la jeune femme est restée au sein de l’institution. L’IGPN ne s’en est pas mêlée.

Placement en détention

La fonctionnaire a simplement été déplacée et employée à une tâche considérée comme inoffensive. Du moins le croyait-on alors. En août 2017, des armes de service disparaissent. L’enquête remonte rapidement jusqu’à l’auteure présumée, et plus tard à ses complices. Elle a été interpellée lundi 5 février. Sa bande, cinq jeunes connus des services de police pour de petits délits, la suit au dépôt le lendemain. Cinq des six personnes arrêtées ont été déférées et présentées au juge d’instruction en vue de leur mise en examen. Le juge de la liberté et de la détention a ordonné le placement en détention de la policière comme trois autres de ses complices présumés, suivant les réquisitions du parquet. Un dernier individu mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire.

L’enquête n’a pas réussi à déterminer clairement les motivations de la jeune policière à jouer avec le feu. « Pour l’argent ? » s’interroge une source proche de l’enquête.

Source : Le Point

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