Un militant du collectif Ai’ta auditionné à la gendarmerie – Tréguier

Une délégation du collectif Ai'ta Treger a occupé le parking de la gendarmerie samedi après-midi, le temps de l'audition d'un de leurs membres.

Une délégation du collectif Ai’ta Treger a occupé le parking de la gendarmerie samedi après-midi, le temps de l’audition d’un de leurs membres.

À la suite de l’apposition d’autocollants « E brezhoneg » sur le mobilier urbain et la signalétique de la commune de Plougrescant, le maire a porté plainte contre le collectif Ai’ta (Allons-y). Samedi après-midi, Dewi, un Lannionnais membre d’Ai’ta était convoqué à la gendarmerie pour être entendu sur cette affaire. « Pourquoi moi ? Je l’ignore. Ils vont me le dire. Ils en savent sûrement plus que moi. » Yann, de Guingamp, un des onze membres d’Ai’ta venus en délégation soutenir leur camarade, ajoute, avec humour, « nous sommes venus nous renseigner. »

Le collectif Ai’ta est né dans le Trégor il y a huit ans. « Le but de notre collectif non violent, est de défendre et promouvoir, de façon pacifique la langue bretonne dans tous les aspects de la vie publique », précise la lettre adressée le 15 juin à Roger Kérambrun, maire de Plougrescant, et aux élus.

La commune de Penvénan citée en exemple

Le collectif Ai’ta Treger (ai.ta.treger@gmail.com) dénonce « un très mauvais signal que vous adressez aux bittophones et à tous ceux qui souhaitent que notre langue et notre culture vivent et soient transmises. Force est de constater que Plougrescant a un grand retard dans la valorisation de la langue bretonne… » Pas comme Penvénan, citée en exemple.

Yann, porte-parole du collectif, lance un appel à la municipalité de Plougrescant. « Nous sommes ouverts au dialogue. Nous souhaiterions vous rencontrer afin de voir avec vous, comment faire évoluer positivement la situation, tant au niveau de la signalétique, que de l’utilisation de la langue bretonne au niveau de la commune. » Il ajoute, « Ai’ta est également ouvert aux non bretonnants ». Pendant l’audition de Dewi, ses amis ont transformé le parking de la gendarmerie en aire de jeux, improvisant un concours de palets. L’ambition est festive. Tout en breton. Évidemment.

Source : Ouest France

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