Un «expert» à la tête de la compagnie de gendarmerie

Le chef d'escadron, Thomas Souvignet a effectué son début de carrière à l'IRGPN. / Photo DDM

Le chef d’escadron, Thomas Souvignet a effectué son début de carrière à l’IRGPN. / Photo DDM

Depuis le 1er août, le chef d’escadron, THomas Souvignet, 38 ans, dirige la compagnie de gendarmerie de Pamiers. Il veut axer son travail surla prévention.

«Je voulais revenir au contact des unités. Cela permet de garde les pieds sur terre et de connaître les problématiques de terrain». Depuis le 1er août, le chef d‘escadron, Thomas Souvignet, 38 ans, commande la compagnie de Pamiers. Ce dernier a un profil atypique. Il a effectué tout son début de carrière à l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

Après un master en sécurité informatique, il part se spécialiser en criminalisation informatique au pays de Galles. Il découvre la gendarmerie en tant qu’officier volontaire à l’IRCGN. Puis rentre à l’école d‘officier de Melun.

À l’issue de sa formation, le jeune officier retourne à l’IRGPN où il travaille à la récupération de données sur ordinateur. Il participe ainsi à la création d’un laboratoire d’extraction de données.

Toujours avide d’apprendre, Thomas Souvignet repart ensuite en formation durant un an aux arts et métier et dans un laboratoire de la police fédérale allemande où il travaille notamment sur la fraude à la carte bancaire. Un domaine très pointu.

À son retour et jusqu’à sa mutation en Ariège, il dirige l’unité d’extraction de données de l’IRGPN (20 hommes). Sur son temps libre, il passe un doctorat.

Lors de son commandement, il fait équiper le laboratoire des dernières technologies grâce à des fonds européens. «Nous étions toujours au service des unités de terrain. Nous avons vocation à aider les enquêteurs», rappelle-t-il.

En tant qu’officier, il lui faut changer de commandement régulièrement. C’est d‘ailleurs une des raisons pour lesquelles il a choisi la gendarmerie. Comme avec sa famille – il est père de deux enfants – il n’avait connu que la région parisienne, il demande un poste dans le Sud. «Pour s’oxygéner».

Pamiers lui convient bien. Il avoue retrouver un peu de sa Haute Loire natale dans la basse Ariège. «Et le caractère fort des Ariégeois est un peu comparable. Je me sens assez bien à ma place», assure-t-il.

Deux priorités pour le nouveau commandant : la lutte contre l’insécurité routière et la criminalité notamment les cambriolages. «Mon approche passe parla prévention», indique-t-il. Dans ce cadre, à la fin de l’année, les gendarmes vont connaître une petite révolution en recevant un équipement de mobilité (smartphone). Ils pourront ainsi être moins au bureau. Un retour au contact et à la proximité. «Je vais conduire ce changement pour qu’il soit vécu comme une avancée», souligne le commandant qui rappelle «que les gendarmes souhaitent aussi retrouver ce contact».


La plus grosse compagnie

La compagnie de Pamiers est composée de quatre unités territoriales. Les brigades autonomes de Saverdun et de Mirepoix. Et les brigades de Pamiers (Pamiers-Varilhes) et du Fossat (Fossat -Mas d’Azil). À cela, se rajoutent deux unités d’appui : la brigade de recherche et le PSIG. Soit 96 militaires au total.

C’est la plus grosse compagnie du département. À elle seule, elle recense la moitié des faits de criminalité de l’Ariège. «Il y a une forte activité, mais qui reste mesurée. On ne subit pas. J’ai la chance d’avoir hérité d’une compagnie avec des militaires motivés», souligne le chef d’escadron Thomas Souvignet

E.D.

Source : La Dépêche

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