Suite aux trop nombreux suicides de policiers le Collectif Autonome des Policiers Île de France – CAP IDF publie un communiqué.

bandeau-Asso-APG-1024x91A la suite de trop nombreux suicides de Policiers et de membres des Forces de l’Ordre au cours de ce premier semestre 2019 le Collectif Autonome des Policiers Île de France – CAP IDF a publié sur sa page Facebook un communiqué. 

L’Association Professionnelle Gendarmerie (APG) solidaire du Collectif Autonome des Policiers Île de France – CAP IDF reproduit  ici ce communiqué : 

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Ce message s’adresse à celles et ceux qui se montrent froissé(e)s par la teneur de nos publications, et en particulier celles qui ont trait au #CATACLYSME qui frappe notre corporation, nous faisons allusion ici au #SUICIDE.
L’acte ultime est la résultante d’un profond malaise que ressentent nos collègues, plus nombreux chaque jour, quel que soit le grade. De l’adjoint de Sécurité, du Gardien de la Paix au Commissaire en passant par le corps des Officiers, les troupes sont au plus mal !
Le moral est en berne, à bien des égards, quand l’on constate les conditions d’exercice de notre profession, qu’elles soient d’ordre matériel, relationnel ou hiérarchique. Des patrons se montrent à la hauteur lorsqu’il s’agit de gérer des situations complexes quand des petits chefs remuent la merde. Et inversement.
Des officiers, pris dans l’étau Base / Haute hiérarchie, ont parfois toute la difficulté de prendre les initiatives quand d’autres se chargent d’en remettre une couche malodorante.
Il n’y a pas de schéma type en la matière, chaque personne de la sphère hiérarchique prend le dossier à sa façon, parfois au mieux, trop souvent au pire !!
Nos collègues en berne pour les nombreuses raisons qu’impliquent notre métier difficile sont alors laissés à l’abandon, jeté aux oubliettes, loin de services médicaux spécialisés qui, souvent, sont à la ramasse.

Trop justes en effectif et en infrastructures. Rien n’est mis en place pour venir en aide à nos collègues perdus ! C’est ce que nous dénonçons depuis plus de deux ans. Nous avons proposé notre concours au ministère ainsi qu’aux #syndicatsdepolicemajoritaires, la porte est restée close.

Nous avons mis en garde sur l’état de santé des troupes, personne ne nous a écoutés.
Les #syndicatsmajoritaires, après avoir snobé les associations et collectifs de policiers, se voient maintenant obligés de transmettre les informations lorsqu’il s’agit d’annoncer un suicide d’un des nôtres, ce qui n’était pas fait il y a encore quelques semaines. Et pis rien d’autre !

Devant le marasme et la folie du compteur de la Honte, ils n’ont eu d’autres perspectives que de lever ce sujet jusqu’alors tabou à leurs yeux. Des envoyés syndicalistes et autres bien-pensants s’offusquent auprès de #citoyensolidaire et de nos pages qu’un tel compteur soit rendu public sur les réseaux quand le citoyen et certains de nos collègues sont irrités à la vue des images sombres, glauques et morbides qui parfois intègrent nos communiqués mortuaires.

Nous le rappelons ici, nous ne sommes pas là pour enfiler des perles !!

À défaut d’actes concrets et que l’on attend depuis trop longtemps, nous dénoncerons à notre façon, sans langue de bois. Nous interagirons de quelque manière que ce soit, nous proposerons aux oreilles attentives et bienveillantes.

Nous savons que nous gênons, que nous dérangeons certains haut-perchés dans leurs fauteuils dorés. Dommage qu’il en soit ainsi. Il est des domaines où les situations se sont améliorées, et nous y avons contribué directement ou indirectement.

Par nos publications, nous n’attaquons aucun corps précis de la sphère administrative. Par-contre, nous savons à qui nous en voulons ! Eux-mêmes sont au courant…
Que cela plaise ou non, ce #compteurdelahonte existe et reflète la réalité que nous redoutions et annoncions.

Ce même compteur doit traverser tous les esprits, dans les services, à tous les niveaux, et au delà de la #Policenationale.

Au travers de nos publications, nous ne voulons pas blesser davantage et remuer les plaies d’antan. Nous respectons trop le #deuil pour qu’il en soit ainsi, nous respectons trop nos collègues défunts et leurs proches. Les esprits de la collégialité policière et de nos concitoyens doivent savoir le mal qui est le nôtre, quelle qu’en soit la manière !!

À force de déni d’une certaine catégorie de personnels, voilà la contrainte qui est la nôtre de vous communiquer le Mal qui nous gangrène…
Nous pensons à nos Morts, chaque jour.

#UPNI #CAPIDF
#POLICENATIONALE #PREFECTUREDEPOLICE
#uniformesendanger #citoyensolidaire
#suicidesdepoliciers #burnout #crise #depression #déprime #policeenperil
#suicidesdesforcesarmées
#ministredelinterieur

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Source : Collectif Autonome des Policiers Île de France – CAP IDF

 

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