Suicide du Chef d’Escadron DENIAUD : L’APG s’adresse au Directeur général de la Gendarmerie

Faisant suite au suicide du Chef d’Escadron DENIAUD  (notre publication sur le site), cette information a touché un très grand nombre de nos lecteurs ( 110 406 visiteurs ) et nombre de ces derniers se sont exprimés par divers commentaires.

Ce drame ayant affecté bon nombre de nos camarades de la communauté Gendarmerie, nous avons adressé une lettre ouverte à Monsieur le général d’armée Richard LIZUREY, directeur de la gendarmerie Nationale.

Nous publions ci-dessous copie de ce courrier :

Association Professionnelle Gendarmerie (APG)                                          Le 27 février 2017

24, route de Lesquivit

29470 PLOUGASTEL-DAOULAS

Bureau : 09 65 29 40 96

Mobile : 06 67 23 86 57

Site Internet : www.Profession-Gendarme.com

 

 

 

Monsieur le général d’armée Richard LIZUREY,

Directeur général de la gendarmerie nationale.

Encore une disparition tragique au sein de l’arme, s’agissant du chef d’escadron (CE) DENIAUD. Ce décès touche tous les personnels de la gendarmerie, car non maîtrisé.

Un suicide est toujours dramatique et difficilement acceptable. Une famille, femme et enfants, va devoir vivre désormais avec cette douleur intolérable.

A la date de la présente, l’annonce du décès du CE DENIAUD sur notre site « Profession Gendarme » en est à 109 925 vues (http://www.profession-gendarme.com/deces-par-suicide-dun-officier-de-la-gendarmerie).

De nombreux messages, à l’attention de la famille, ont été transmis confirmant la tristesse de tous.

Nous ne pouvons continuer à accepter ce genre de situation. La plupart des suicides, au sein de l’arme, ont pour cause des difficultés rattachables au service. Ils doivent être au plus tôt gérés de manière plus efficace, rapide, intelligente.

Le directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale pourrait être saisi dès maintenant. D’ailleurs, cet officier général n’a-t-il pas personnellement connu le CE DENIAUD lors de son temps de commandement à la compagnie de gendarmerie départementale de REDON (35) de 2011 à 2013 ?

De nombreux acteurs peuvent et doivent être sollicités (référents des personnels, médecins militaires, psychologues attachés à l’arme, etc.). Néanmoins il est du devoir des chefs hiérarchiques d’être à l’écoute permanente de leurs subordonnés. Ils doivent être en mesure d’apporter des solutions efficaces et thérapeutiques qui ne détruisent pas moralement et psychiquement. Ils sont détenteurs de la santé morale et physique de leur personnel.

L’épanouissement professionnel est une garantie d’efficacité dans l’emploi.

Aujourd’hui encore, malgré les mesures affichées, les difficultés éprouvées par les militaires de la gendarmerie ne sont pas encore suffisamment prises en compte. De nombreux camarades pourraient l’attester et en apporter témoignage.

Le déroulement de carrière « espéré », voire « attendu », trop souvent au détriment du bien-être des personnels sous les ordres, doit absolument cesser. L’ego des « chefs », tous échelons confondus, ne doit plus être ménagé. Il doit être critiqué sinon combattu.

Souhaitant que voudrez bien porter une attention particulière à la présente correspondance et envisager des solutions pertinentes, je vous prie de croire mon général en notre plus profond respect.

Le conseil d’administration de l’APG

En son nom,

Ronald GUILLAUMONT, président.

Copie à :

Monsieur le Colonel ARVISET, secrétaire général du CFM-Gendarmerie

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