Soeurs handicapées disparues dans le Lot-et-Garonne : leur mère suspectée


Les plongeurs de la gendarmerie ont sondé la Gélise, une rivière située à 20 mètres de maison familiale (illustration).

(AFP/ FRanck Perry.)

Les deux fillettes, âgées de 13 et 11 ans et «lourdement handicapées», ont disparu depuis décembre 2016.

La gendarmerie a repris jeudi matin ses recherches pour retrouver deux fillettes lourdement handicapées, disparues depuis plusieurs mois à Nérac (Lot-et-Garonne). Leur mère devait être présentée ce jeudi soir à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.

 

Elle avait été placée mercredi après-midi en garde à vue dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie à Agen. «Les vérifications réalisées par les gendarmes saisis par le Parquet permettaient de confirmer la disparition inquiétante des deux mineures. Les explications fournies par leur mère – une femme âgée de 50 ans – apparaissant contradictoires et n’ayant pas permis de localiser les deux fillettes, une information judiciaire était ouverte le 11 juillet 2017 sous la qualification de délaissement de mineures de 15 ans», explique le communiqué du parquet d’Agen.

Les deux fillettes, Inès et Nawal, âgées respectivement de 13 et 11 ans et «lourdement handicapées», ont disparu depuis décembre 2016, selon les mêmes sources. La mère élevait seule les deux soeurs qui étaient placées durant la journée dans un centre spécialisé, le père ayant quitté le foyer.

 

 

La piste d’un départ pour le Maroc ne tient pas

 

Leur disparition a été signalée par l’établissement spécialisé où elles étaient placées en raison de leur handicap. A partir de là, une enquête a été ouverte pour délaissement de mineurs précise Sud Ouest. La mère des deux jeunes disparues a toujours assuré que ses filles ont quitté la France pour le Maroc où vit leur père qui les a abandonnées. Cette piste, vérifiée par les enquêteurs de la Section de recherche d’Agen et la brigade de recherche de Nérac, s’est révélée fausse car les deux jeunes filles n’ont pas quitté le pays. En garde à vue, la mère de famille a pourtant maintenu cette version. Les gendarmes envisagent l’hypothèse d’une séquestration ou d’un double infanticide, explique La Dépêche du Midi.

Les gendarmes et une équipe cynophile avaient procédé toute la journée de mercredi à une enquête de voisinage et à des fouilles dans la maison familiale ainsi que dans la Gélise, une rivière située à 20 mètres de là.

 

Source :   leparisien.fr

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