Sécurité en mer : La vitesse, le nerf de la guerre

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Mercredi, la gendarmerie, le service des douanes et les affaires maritimes organisaient une action conjointe de prévention sur les dangers de la mer. | 

 

Mercredi, la gendarmerie, le service des douanes et les affaires maritimes ont organisé une opération conjointe de prévention et de sécurité. C’était la deuxième opération du genre cet été.

Reportage

« Vous connaissez le numéro d’urgence monsieur ? » « Oui, le 196 !» répond Marcel, bon élève. Le pêcheur amateur, venu avec ses copains sur l’estuaire de la Rance, a aussi prévu à bord de son petit bateau un extincteur, une lampe étanche et des brassières.

Mercredi, la gendarmerie, le service des douanes et les affaires maritimes organisaient une action conjointe de prévention sur les dangers de la mer. « Tous les jours, nous réalisons une vingtaine d’interventions, de l’estuaire de la Rance à la baie du Mont-Saint-Michel. Nous ne sommes que sept sur le département »,décrit Jérôme Ferrand, agent de contrôle des affaires maritimes.

Cinq noeuds dans l’estuaire

De fait, il s’agit d’être efficace. Et de marquer les esprits. Un bateau passe à toute allure, bien au-dessus des cinq noeuds autorisés dans l’estuaire. C’est parti, toutes sirènes dehors, afin de faire cesser immédiatement l’infraction.

« Vous connaissez la vitesse maximale autorisée ? demande Jérôme, aux usagers dépités. Si un enfant se baigne, il y a toutes les chances pour que vous ne le voyiez pas ! » Pour cette fois, ce sera un avertissement.

La vitesse est l’un des principal enjeu sécuritaire de l’été. Mais pas que. De nombreux dangers guettent les plaisanciers: s’échouer sur les rochers, heurter un kayakiste, dégrader l’environnement…

Pour lutter contre cela, il existe quelques précautions à prendre: « Avoir toujours une radio à bord, des fusées de détresse, se renseigner sur les horaires des marées, respecter le balisage des plages et la vitesse, notamment dans la bande des 300 mètres », rappelle Yves Tanguy, commandant des douanes à Saint-Malo. Et pour ce faire, un petit conseil technique: « Il suffit de se figurer six piscines olympiques ! »

Le problème des fausses alertes

Ces professionnels déplorent aussi l’insouciance de certains plaisanciers, qui génèrent souvent de fausses alertes. « Il y a des gens qui allument leur fusée pour le 14-Juillet », déplore Tanguy. « On nous avait signalé un bateau perdu en mer et on a déployé un hélicoptère, alors que la personne était juste rentrée chez elle car elle avait oublié sa serviette… », renchérit Anaïs Mélard, administratrice aux affaires maritimes.

Mais les plaisanciers savent aussi avoir les bons réflexes. En cas de naufrage, le Cross, rattaché aux affaires maritimes, sollicite tous les bateaux aux alentours pour un sauvetage dans les plus brefs délais, en complément de la SNSM.

Le dialogue se passe d’ailleurs souvent dans la bonne humeur avec les plaisanciers. « Ça mord ? » demande Jérôme, avant de contrôler les papiers d’un groupe de retraités partis à la pêche. À Christopher Yates, un touriste anglais venu tester un voilier Sangria avant un éventuel achat, il conseille: « Celui-là, vous pouvez y aller, il tient bien la mer ! » Et de rappeler, la sécurité passant avant tout: « Vous avez raison d’en avoir une, la radio, c’est vraiment obligatoire ! »

 

Source : Ouest-France

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