Se fédérer ? Se soutenir ? S’entraider ? Ou se disputer la première place ?

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Se fédérer ? Se soutenir ? S’entraider ? Ou se disputer la première place ?

Voila la question qui se pose pour certains…

En effet depuis les arrêts de la cour européenne des droits de l’homme (CEDH) accordant aux militaires le droit de se syndiquer ou d’adhérer à des associations professionnelles, des personnes et des entités, bien silencieuses avant octobre 2014, se sont révélées sur la toile et dans les médias.

De prime abord cet état de fait devrait nous réjouir et servir les intérêts individuels et collectifs des gendarmes et de la communauté militaire. Mais à l’évidence, ce n’est pas le cas.

Des « tensions » sont apparues, chacun tentant de tirer la couverture à soi au détriment de la défense de la liberté d’expression. Oubliés le savoir vivre, la politesse, l’éducation, le respect de l’autre, la fraternité du combat commun.

Les vieux démons : l’égocentrisme, le « moi je », tous ces travers qui font que, dans de telles conditions, l’action a déjà du plomb dans l’aile avant même d’avoir commencé…

Or la richesse et la beauté de cette lutte pour les libertés sont justement d’être issues de la diversité des idées. Elle devrait s’enrichir et se compléter au lieu de s’autodétruire par opposition des individualités. A la place nous avons vu apparaître l’insulte et la grossièreté venues d’un courant de pensée s’autoproclamant « défenseur de la liberté d’expression ».

En attendant, je me réjouis de cette mosaïque d’associations qui se sont créés. Ceci est la preuve que notre engagement pour ce droit de s’exprimer n’est pas utopique mais nécessaire.

Cependant force est de reconnaître la frilosité actuelle de nos camarades de l’active. Attitude provoquée et motivée par une culture ancestrale à la soumission passive. Posture affermie par la Loi n° 2015-917du 28 juillet 2015 régissant les associations professionnelles nationales de militaires (APNM).

Avec cette prescription scélérate j’affirme que la Haute Autorité donne parcimonieusement d’une main pour reprendre largement de l’autre. Cela pour donner l’impression de satisfaire aux arrêts de la CEDH.  J’en conclus que la « Grande Muette » a encore de beaux jours devant elle.

En attendant, en ma qualité de président de l’Association Professionnelle Gendarmerie (APG), je ne peux que vous suggérer, chers camarades, d’adhérer à une, voire plusieurs, associations afin de juger et choisir en connaissance de cause le vrai combat de la liberté.

Je précise que l’APG s’engage à défendre avant tout « l’individu » injustement brimé, blessé ou spolié dans ses droits individuels, mais aussi à soutenir bien entendu les intérêts collectifs des militaires et de leurs familles ; à combattre les causes de suicides dues aux effets « collatéraux » du service ; à batailler pour que les militaires et leurs familles puissent bénéficier de conditions de vie et de logement dignes.

Enfin l’APG se charge de dénoncer les injustices provoquées par les « petits chefs » qui, jusqu’à présent, se sentaient investis de tous les pouvoirs s’estimant intouchables.

L’APG, réfutant les termes et restrictions de la Loi n° 2015-917 du 28 juillet 2015, s’appuie à la fois sur la Loi de 1901, laquelle régit les associations, et sur l’Article 11 de la charte européenne des droits de l’homme approuvée et signée par la France.

 

Dans notre association, conformément au texte de 1901, nos adhérents ont la garantie de garder leur anonymat et, ainsi, de ne pas se faire qualifier de « syndicaliste » par leur hiérarchie.

Par nos actions nous espérons redonner à nos membres le sentiment d’appartenir à une Arme d’exception, à cette Gendarmerie chargée de faire respecter les Lois mais qui se fait quelque peu mauvaise élève quant à l’interprétation des arrêts qui nous intéressent.

C’est pourquoi je ne peux que vous inviter à adhérer à l’APG.

Ronald Guillaumont

 

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