Région de gendarmerie : le général passe à l’Intérieur

Le général Baradel devient patron de la police judiciaire de la gendarmerie.

Le général Baradel devient patron de la police judiciaire de la gendarmerie.

Orléans

Le général Simon-Pierre Baradel, commandant la gendarmerie du Centre, va quitter la région pour la région parisienne (Issy-les-Moulinaux). Il devient directeur de la police judiciaire à la direction de la gendarmerie. Une promotion qui s’inscrit dans la logique d’une carrière, très tournée vers le judiciaire, commencée dans la surveillance des maquis corses… Une promotion qui lui fait aussi intégrer le ministère de l’Intérieur.

«  Une organisation parfaite  »

En poste dans le Centre depuis trois ans, ce marathonien accompli a sillonné, en voiture, les six départements. « Je suis arrivé en juillet 2010, au moment des événements de Saint-Aignan et j’ai vite constaté que cette région avait une vocation très opérationnelle ! » a-t-il rappelé, lors de son cocktail de départ, à Orléans. L’officier résume la mission des gendarmes en une formule, « STR² », qu’il explicite : service, transversalité, réactivité et rapidité de traitement. Des principes qui ont conduit à quelques résultats concluants. Un seul chiffre pour exemple : le taux d’élucidation des cambriolages est passé de 8 à 16 %.
Au nom des magistrats du parquet des six départements, la procureure générale près la cour d’appel d’Orléans, saluant l’organisation judiciaire de la gendarmerie a osé un regret : « Cette organisation nous convient parfaitement et on aurait aimé que la police vous copie ! » De son côté, le préfet de Région, a souligné « la profonde humanité, l’engagement de tout instant et la loyauté » du général Baradel.
Au cours de ces trois années dans le Centre, le général Baradel a mis en place une chaîne de concertation interne « pour construire chaque jour la gendarmerie dont nous rêvons », a réglé un certain nombre de problèmes immobiliers (« Le gendarme a besoin de casernes pour exister au plus près de la population »), a installé dans chaque département une cellule dédiée aux violences conjugales, le tout sur un budget constant (33 M€) avec, néanmoins, une ponction d’un million en un an.
Le successeur (1er août) du général Baradel sera le désormais général (depuis le 1er juillet) Michel Pidoux, actuel commandant du centre national d’entraînement de la gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne).

Source : La Nouvelle Republique

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