Présidentielle: l’ex-numéro 3 de la Gendarmerie claque la porte d’En Marche!

Un départ dans l'écurie "En Marche" d'Emmanuel Macron, ici en photo le 15 mars 2017 à Toulouse, lors d'une cérémonie en hommage aux victimes de Mohamed Merah.

Un départ dans l’écurie « En Marche » d’Emmanuel Macron, ici en photo le 15 mars 2017 à Toulouse, lors d’une cérémonie en hommage aux victimes de Mohamed Merah.

afp.com/Martin BUREAU

Cette ancienne figure de la Gendarmerie nationale avait annoncé son ralliement à Emmanuel Macron en février dernier. Mais ça, c’était avant les dernières arrivées observées dans l’écurie En Marche!

Chez Emmanuel Macron, il y a les ralliements et… les départs. Selon RTL, Bertrand Soubelet, l’ancien numéro 3 de la Gendarmerie nationale, qui avait annoncé son ralliement à En Marche! en début d’année, aurait finalement décidé de prendre ses distance avec le candidat à la présidentielle.

« Ralliements successifs tous azimuts »

Alors que l’investiture d’En Marche! dans la dixième circonscription des Hauts-de-Seine lui semblait promise au printemps prochain, le général Bertrand Soubelet sonne la retraite. Dans une longue lettre adressée à Emmanuel Macron le 28 mars, le militaire explique les raisons de son départ et sa déception.

« J’avais besoin de croire qu’une nouvelle façon de faire de la politique était en train de naître [...] Les ralliements successifs tous azimuts et symboliques à bien des égards, à commencer par ceux de l’actuel gouvernement, ne correspondent pas à ma conception du changement », écrit-il, rapporte RTL.

Contentieux entre le général et son ministre?

Cette annonce intervient seulement quelques jours après le ralliement du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Emmanuel Macron. Un hasard? Rien n’est moins sûr: le général Soubelet avait dû quitter son poste de Directeur des opérations et de l’emploi à la Direction générale de la Gendarmerie nationale à l’été 2014, après avoir exprimé en décembre 2013 de fortes réserves sur la politique pénale du gouvernement, devant la commission de lutte contre l’insécurité, présidée par le député (PS) du Val-d’Oise Jean-Pierre Blazy.

Nommé commandant de la Gendarmerie d’outre-mer, il avait été écarté de ce poste après la publication en avril 2016 d’un livre à charge, Tout ce qu’il ne faut pas dire. Une mise à l’écart à laquelle le ministre de la Défense n’était sans doute pas étranger.

Source : L’Express

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