Près de Toulouse, un papy suspecté d’agression sexuelle sur mineur arrive à la gendarmerie avec … son lapin

imageLe papy est suspecté d’agression sexuelle sur mineur.

Un homme de 89 ans, convoqué par les gendarmes puis placé en garde à vue pour agression sexuelle sur mineur, s’est présenté à une brigade de gendarmerie dans le secteur d’Aigrefeuille avec son lapin. Il sera jugé mi-mars.

Sa convocation à la gendarmerie ne l’a semble-t-il pas plus inquiété que ça. François, un retraité qui aura 90 ans dans quelques jours, est arrivé dans la brigade avec son petit lapin de compagnie. Il est pourtant suspecté de faits très graves, à savoir des attouchements sur une mineure aujourd’hui âgée de 15 ans. Il a été placé en garde à vue.
Ces agressions se seraient déroulées à Aigrefeuille entre le 1er décembre 2017 et le 17 février 2018. À l’origine, le retraité, isolé, s’est lié d’amitié avec la mère de la jeune victime à tel point qu’il lui avait même proposé de se marier afin qu’elle puisse hériter de ses biens à son décès.
Au cours de cette relation, François a sa jeune fille en lui offrant notamment un poney. Pourtant la relation entre l’octogénaire et cette mère de famille a dégénéré lorsque François a réalisé qu’une forte somme d’argent (plusieurs dizaines de milliers d’euros) qu’il gardait chez lui avait disparu.
Les visites se sont espacées, laissant le retraité penser son amie était à l’origine du vol. Il l’a alors retrouvée et l’a menacée avec un pistolet à billes pour récupérer son butin. Pour ces faits, il a été condamné.
Son casier judiciaire ne plaide pas en la faveur de François puisqu’il a deux autres condamnations pour des agressions sexuelles. Selon lui, la mère de la victime est parfaitement au courant de son passé judiciaire et mentirait à propos des attouchements sur sa fille pour se protéger dans l’affaire de ce vol.
Il devait être jugé, mercredi, par le tribunal correctionnel, dans le cadre des comparutions immédiates. Son avocat, Me Frédéric Dupuy, a exprimé sa surprise de le voir jugé selon cette formule. Il évoque « un dossier très compliqué » et demande le renvoi de l’affaire.
Dans l’attente, il suggère un placement sous contrôle judiciaire de son client : « Il a été placé en détention provisoire et en détention. Ils n’ont aucuns médicaments pour lui. Il souffre de nombreuses douleurs ! » La procureur n’est pas de cet avis et requiert un placement en détention provisoire en l’attente du procès : « Son âge ne doit pas minimiser le risque de réitération ! »
L’affaire est renvoyée à l’audience du 13 mars. Dans l’attente François est placé sous contrôle judiciaire. Il pourra retrouver son lapin dont les gendarmes se sont occupés le temps de sa détention.

Source : Le Progrès

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