Police ou gendarmerie, qui va protéger le président Macron ?

Illustration. Emmanuel Macron entend préserver l’équilibre entre police et gendarmerie dans la gestion de sa sécurité, comme l’avait fait François HollandeLP/ Matthieu de Martignac

FAIT DU JOUR. Emmanuel Macron a été investi président de la République ce dimanche. Se pose désormais la question de sa sécurité en tant qu’homme d’Etat.

Le choix des hommes et des femmes composant le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) demeure l’une des dernières traditions monarchiques de la Ve République. François Mitterrand (1981-1995) avait choisi de s’appuyer sur une garde prétorienne composée de gendarmes. A l’inverse, Nicolas Sarkozy (2007-2012) ne jurait que par «ses» policiers. Pendant son quinquennat, François Hollande a misé, comme Jacques Chirac avant lui, sur la mixité police-gendarmerie. Emmanuel Macron entend préserver cet équilibre. Mais le flou demeure quant au commandement de l’unité.

Le chef de l’Etat sortant avait confié la direction du GSPR (64 personnes) à une contrôleuse générale de police, Sophie Hatt, lui maintenant sa confiance même lorsqu’elle fut publiquement contestée. Ce n’est que depuis la nomination de cette dernière à la tête de la Direction de la coopération internationale, en mars dernier, que son adjoint, un gendarme, le lieutenant-colonel Lionel Lavergne, a pris la suite. Soit près de cinq ans de commandement pour la police et… deux mois pour les gendarmes.

Macron affiche un certain détachement face à ces questions

Ces derniers entendent donc peser dans le prochain dispositif. Emmanuel Macron est entré dimanche à l’Elysée avec la quinzaine de policiers qui l’accompagnaient lors de sa campagne présidentielle. Comme d’autres avant lui, il affiche un certain détachement vis-à-vis de ces questions : «Si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme Hollande. Peut-être que vous êtes en sécurité, mais vous êtes mort», lâche-t-il dans le documentaire «les Coulisses d’une victoire», diffusé sur TF1. Le risque terroriste permanent et la grogne sociale à venir risquent de le ramener aux dures réalités de l’exercice d’une présidence.

Source : Le Parisien

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