Notre-Dame-des-Landes. Les gendarmes repartent à l’assaut de la Zad

c02cd83562e58ec7c146a94b01c9a717-notre-dame-des-landes-les-gendarmes-repartent-l-assaut-de-la-zadUne deuxième vague d’expulsions débute ce jeudi 17 mai, dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. | Franck Dubray / Ouest France

Une nouvelle opération d’expulsions démarre jeudi matin 17 mai, dans la Zad. Une vingtaine de squats sont visés.

Ce mercredi soir 16 mai, au poste de commandement de la gendarmerie, basé à Saint-Etienne-du-Montluc, les officiers calaient les derniers détails de l’opération prévue ce jeudi matin 17 mai, dès 6 h, dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes. Objectif : la destruction d’une vingtaine de squats. Sur la soixantaine qui existe toujours dans la zone. Ils seront accompagnés des militaires de la Sécurité civile, chargés de déblayer les cabanes détruites.

Devrait être notamment visée la ferme de la Grée, située non loin de l’ancienne route des chicanes, où vivent les occupants les plus radicaux de la Zad. Mais aussi la Wardine, se trouvant non loin de la forêt de Rohanne.

Doit-on s’attendre à des affrontements aussi violents que lors de la première vague d’expulsions, qui s’est déroulée voilà un mois ? « On ne sait pas, affirme un officier de gendarmerie. Nous saurons très vite si les plus radicaux sont soutenus par les autres… »

Pas de signature

Comme Ouest-France l’annonçait, les zadistes, dont les projets d’installation ont été validés lundi 14 mai, n’ont pas signé, ce mercredi, les conventions d’occupation précaires. C’était pourtant le souhait du gouvernement.

« Le temps imparti aux porteurs de projets et à cette administration pour signer les conventions n’était pas réaliste, jugeait un zadiste, qui faisait partie de la délégation reçue à la préfecture par la Direction départementale des territoires. Il était trop court d’un strict point de vue technique et juridique. »

Il reste, selon la délégation, de nombreux points à régler. « Ce mercredi, lors de cette réunion, précisait Cyril Bouligant, de Copains 44, le collectif d’agriculteurs solidaires à la Zad, nous avons travaillé sur des questions très techniques, notamment sur les numéros de parcelles à partir des cadastres. »

« Il y a des modifications à faire dans ces conventions On doit aussi les montrer à nos juristes », affirmait une zadiste. Qui ajoutait : «  On va finir par signer. » Quand ? « Aucune date n’est fixée. »

Ce mercredi 16 mai, au-delà des conventions, c’était la nouvelle opération d’expulsion qui préoccupait les occupants de la Zad. « Ce qui ne cesse pas de nous surprendre, s’agaçait un zadiste. Alors qu’on poursuit ce dialogue constructif, l’État maintient sa menace et prévoit une intervention policière massive. »

Une partie de la profession agricole vent debout

« Nous ne validons pas les quinze dossiers retenus par l’État », ont réaffirmé, en chœur, dans un communiqué, la Chambre d’agriculture et la FNSEA de Loire-Atlantique.

« Le problème est loin d’être résolu », réagit, de son côté, la Coordination rurale. Le syndicat agricole « craint que les choses s’enlisent profondément et pour longtemps » .

La Coordination considère que les agriculteurs, qui exploitaient les terres avant les ventes des parcelles, sont prioritaires. « Le ministre et la préfète préfèrent faire plaisir à des zadistes en espérant ainsi acheter la paix. »

Source : Ouest-France

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