Non monsieur, vous n’êtes pas un bon ministre de l’intérieur…

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Lettre ouverte à monsieur le ministre de l’intérieur,


Recevoir les représentants syndicaux de la police nationale alors que ces derniers ont été volontairement écartés du mouvement de colère de leur base démontre le peu de crédit que vous accordez aux acteurs du terrain.
Recevoir des représentants du CFMG, triés sur le volet et inféodés à la hiérarchie carriériste saint-cyrienne, alors que cette entité n’a qu’un rôle consultatif, illustre le mépris que vous portez aux APNM.
Rassurez-vous, ceci est notre constat et nous vous le rendons bien !
Non monsieur, vous n’êtes pas un bon ministre de l’intérieur comme nous avons pu l’entendre sur les ondes.
Non, vous n’êtes pas un bon ministre de l’intérieur pour avoir désarmé nos gendarmes après le drame de Sivens. Le décès de Rémi Fraisse, aussi regrettable soit-il, était la résultante d’un triste concours de circonstances dont votre frilosité intellectuelle et politicarde n’a pas tenu compte.
Non, vous n’êtes pas un bon ministre de l’intérieur pour ne jamais tenir compte des véritables remontées du terrain. Vous ne vous donnez pas la peine d’écouter la cheville ouvrière quelle que soit la corporation. Ces composantes qui prennent les coups, souffrent et s’interrogent sur la finalité de leur mission. Pendant ce temps vos élites ministérielles, planquées, phosphorent quant à la façon de manipuler les statistiques.
Non, vous n’êtes pas un bon ministre de l’intérieur. Vous êtes comme vos prédécesseurs. C’est-à-dire une guimauve de salon, rompue aux mondanités et aux formules éculées sans saveur.
Qu’un policier, un gendarme ou un pompier se fasse agresser dans le cadre de son métier importe peu. Qu’il frise la mort ! Il est payé pour ça pensez-vous ? Certes, de temps à autre vous endossez l’habit du bon Pasteur au verbe bien travaillé et à la mine de circonstance face aux micros et caméras. Trois petits tours et puis s’en va !
Non monsieur le ministre, vous ne savez pas défendre vos hommes. Un chef doit saisir à bras le corps une situation dramatique. Il ne suffit pas d’écouter ses conseillers ou des hauts responsables atteints de frilosité congestive chronique.
Ainsi, quand un directeur général se déclare hostile à l’élargissement de la légitime défense pour ses hommes, il n’a rien à faire à un tel poste de responsabilité : dehors !
Il y a belle lurette que des mesures fortes auraient dû être votées et appliquées. A présent votre courbe de température est à géométrie variable car vous vous demandez quand va cesser la colère des policiers et si la gendarmerie ne va pas embrayer sur ce mouvement de grogne ? Et si ???

Un sous-directeur « étoilé » n’a-t-il pas jugé utile de sortir une circulaire de trois pages sur les risques encourus par les militaires en cas de fronde manifeste? On croit rêver ! Aujourd’hui encore, Guignol « feuillu » menace le gendarme.
Tout cela démontre votre stupide raisonnement que vous ne cessez d’étaler au grand jour.
Nous savons bien que ce n’est pas demain la veille que vous aurez ni le courage, ni l’audace d’appeler les APNM à la table des discussions alors que la CEDH a reconnu notre droit à participer au dialogue social.

Nous savons bien que nous n’avons rien à attendre de vous. Mais tôt ou tard, comme disent nos amis marins : « nous ferons  surface ».

Le conseil d’administration de

L’Association Professionnelle Gendarmerie

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