Nantes. Le commissaire qui a dirigé l’intervention policière controversée lors de la Fête de la musique avait été décoré peu avant

55548af473b3973faac7c93eae42979b-nantes-le-commissaire-qui-dirige-l-intervention-policiere-controversee-avait-ete-decore_1Le commissaire Grégoire Chassaing. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le commissaire Grégoire Chassaing, qui a encadré l’intervention polémique la nuit de la Fête de la musique, fin juin, à Nantes, avait été décoré par le ministre de l’Intérieur, cinq jours plus tôt.

Ça tombe très mal pour la police nantaise. Alors que l’intervention policière à la Fête de la musique, dans la nuit du 21 au 22 juin, quai Wilson, à Nantes, suscite toujours une vive polémique, Mediapart révèle que le commissaire, qui a pris la décision de lancer des gaz lacrymogènes lors d’une soirée électro entraînant la chute d’une dizaine de personnes dans la Loire, avait été décoré par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, cinq jours plus tôt.

Le 16 juin, le commissaire Grégoire Chassaing s’est vu effectivement remettre, comme près de 10 000 policiers et gendarmes, la médaille de la sécurité intérieure, destinée à « récompenser les services particulièrement honorables notamment un engagement exceptionnel ». En l’occurrence, pour son maintien de l’ordre des manifestations des Gilets jaunes.

Un officier critiqué par un syndicat de police

Le commissaire Chassaing est contesté au sein même de l’institution policière. Avant même cette intervention, le syndicat SGP-FO Police pointait déjà du doigt « la vision exclusivement musclée de la sécurité » de cet officier.

Cette décoration ne va pas concourir à abaisser les tensions. De nombreuses voix s’élèvent pour demander « où est Steve », ce jeune de 24 ans, qui participait à cette soirée, et n’a pas donné signe de vie depuis.

Une information judiciaire en recherche des causes de la disparition a été ouverte par le procureur de la République de Nantes. Qui a saisi également l’IGPN après la plainte collective pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Le ministère de l’Intérieur n’a pas tardé à réagir à l’article de Mediapart. Il confirme, dans un communiqué publié ce jeudi matin, que « l’arrêté portant attribution de la médaille de la sécurité intérieure a été signé le 16 juin dernier », soit cinq jours avant l’intervertion policière controversée.

« Le retrait de la médaille peut-être prononcé en cas de condamnation définitive »

Sans nommer le commissaire nantais, il précise que « les dispositions du code de la sécurité publique prévoient que le retrait de la médaille de la sécurité intérieure peut être prononcé en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire ».  Ou autrement dit : « Si l’un des médaillés est reconnu responsable d’actes contraires à la déontologie ou de faute et sanctionné à ce titre, ou condamné par la justice, la médaille de la sécurité intérieure lui sera retirée. »

Source : Ouest-France

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