Mort d’un gendarme à Maureville : le chauffard à nouveau recherché

à Maureville, où le gendarme Serge Cuq a perdu la vie. Photo DDM./Thierry Bordas.

Le 25 octobre 2012, à Maureville, où le gendarme Serge Cuq a perdu la vie. Photo DDM./Thierry Bordas.

Un homme de 37 ans qui devait être jugé hier pour homicide involontaire, après la mort d’un gendarme, ne s’est pas présenté à l’audience. Le tribunal a ordonné un mandat d’amener.

La famille et les proches de Serge Cuq, ce gendarme tué lors d’un accident de la circulation, à Maureville, dans le Lauragais, le 25 octobre 2012, attendait beaucoup de ce procès. De nombreux gendarmes de Balma et de Lanta où ce maréchal des logis-chef âgé de 44 ans était très apprécié, ont aussi fait le déplacement hier au palais de justice. Tous voulaient entendre les explications du prévenu, Fabrice G., 37 ans, un artisan de Caraman qui devait se présenter, hier après-midi, à la barre du tribunal correctionnel pour répondre d’homicide involontaire. Mais à la surprise générale, cet homme était absent des débats. Un imprévu de taille qui a ajouté de la douleur dans une affaire des plus dramatiques. «Il a tenté de fuir une première fois lors de l’accident mais il n’échappera pas à ses juges», réagit Me Éric Mouton, l’avocat des parties civiles. Dans ce contexte, le tribunal a délivré un mandat d’amener et a renvoyé la tenue du procès au 19 mai. D’ici là, le mis en cause pourrait être présenté devant un juge à l’issue de son interpellation. Hier, l’avocat de la défense, Me Pierre Thoumasie, qui s’attendait à voir son client, n’avait pas d’explications à fournir sur cette situation embarrassante. Le 25 octobre 2012, le gendarme Serge Cuq, passager avant d’une voiture conduite par un de ses collègues est tué lors d’une collision provoquée par un dépassement dangereux, à Maureville. Le conducteur d’une Jaguar venait de doubler à vive allure plusieurs véhicules au sommet d’une côte et en pleine ligne blanche. En face, la voiture privée des deux gendarmes, qui étaient de permission ce jour-là, se déporte pour éviter le bolide mais entre en collision avec un autre véhicule. Serge Cuq est tué à la suite du choc, son collègue, Patrick Paillac, représenté hier par Me Legros-Gimbert, est grièvement blessé. Le conducteur de la Jaguar tente de revenir sur ses pas et aperçoit les premiers gyrophares. Il appelle un proche au téléphone avant de prendre la fuite. Il est interpellé un jour plus tard dans l’Indre et sa voiture est retrouvée à Balma sur un parking. Cet artisan aurait «paniqué». Placé sous mandat de dépôt pendant 8 mois, il a été maintenu sous contrôle judiciaire avec interdiction de prendre le volant.

Source : La Dépêche

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>