L’hypocrisie des politiques mine la France

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Le nouvel épisode du renoncement de Benjamin Griveaux à la course pour la mairie de Paris mobilise la classe politique et suscite des commentaires qui confirment à nouveau la déconnexion avec la majorité des Français.

Les cris d’orfraie de l’ensemble du monde politique après la divulgation de vidéos à caractère privé sont bien surprenants.
Depuis les saisons précédentes de la série consacrée à la moralité et au comportement inadéquat de responsables politiques, dont les deux derniers furent François de Rugy et Ségolène Royal, les épisodes s’enchaînent.

Je ne partage qu’une seule analyse avec tous les commentateurs : le procédé est abject et l’étalement sur les réseaux de telles images ou informations relève d’une démarche profondément malsaine et qu’à titre personnel je réprouve.

Mais il est assez étrange de constater les manifestations de la solidarité des politiques de tous bords à l’égard d’un homme public dont le comportement personnel relève au minimum de l’inconséquence voire de l’inconscience. Tenter de prendre sa défense au seul motif qu’il s’agit de sa vie privée n’est pas recevable.

On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si cette solidarité ne reposerait pas sur la crainte collective de se retrouver dans la même difficulté et de subir le même sort pour toutes sortes de bonnes ou mauvaises raisons.
Quels qu’en soient les motifs ce réflexe d’auto protection relève d’un esprit de caste très inquiétant pour notre vie publique.

Mais au fond, l’engagement politique est d’une grande rudesse et la violence envers les adversaires et parfois les collaborateurs est quotidienne. Il est donc surprenant qu’ils s’en étonnent et s’en offusquent lorsque cette violence provient de l’extérieur du microcosme.
La vie publique expose ceux qui s’y consacrent et leur hypocrisie lorsque ça tourne mal les disqualifie chaque jour davantage.

Cette nouvelle affaire, comme celles que nous avons déjà connues, met une fois encore en évidence l’incontournable exigence d’exemplarité des personnages publics.

Un engagement politique ne peut pas s’accommoder de comportements personnels inappropriés.
Lorsqu’on aspire à conduire les affaires publiques avec toute la crédibilité et l’autorité nécessaires pour obtenir respect et confiance des citoyens et préserver l’image de la France il n’y a pas de place pour de tels écarts.

Un personnage politique est constamment observé et il n’y a en réalité aucune frontière entre la vie privée et la vie publique. Elle n’est que virtuelle. Ceux qui prétendent le contraire sont de vrais naïfs ou de doux rêveurs.

L’exemplarité n’est pas sécable. Elle n’est pas à géométrie variable et englobe tous les compartiments de la vie personnelle et publique.
La géométrie variable est exactement ce que les Français reprochent à la vieille politique qui n’en finit pas de mourir.
Benjamin Griveaux et ceux qui volent à son secours viennent de lui asséner un coup supplémentaire devant les Français médusés par tant de légèreté et de complaisance alors que les enjeux pour la France sont immenses.

Général (2S) Bertrand Soubelet

bandeau-Asso-APG-1024x91 copieQui est le général Bertrand Soubelet ? :

Bertrand Soubelet, né le à Saint-Jean-de-Luz, est un généralfrançais de la Gendarmerie nationale. Il est vice-président exécutif du mouvement Objectif France depuis septembre 20174.

Il se fait connaître en 2013, à la suite de ses déclarations mettant en lumière les difficultés quotidiennes de la gendarmerie pour lutter contre la délinquance, en évoquant celles de la justice avec une grille de lecture sans concession. Sous la pression politique, il est alors muté, puis, une fois mis à l’écart de la scène publique, perd ses fonctions.

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Auditionné le 18 décembre 2013 par une mission d’information « sur la lutte contre l’insécurité sur tout le territoire », mission créée par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, il juge la lutte contre la délinquance « incohérente » et « inadaptée » depuis de nombreuses années, et met en cause la politique pénale. Cela lui vaut de se voir retirer son poste à la Direction générale de la gendarmerie nationale et d’être nommé à la tête du Commandement de la gendarmerie outre-mer (CGOM) le 1er septembre 2014 .

Le 24 avril 2016, un mois après la parution chez Plon de son livre « Tout ce qu’il ne faut pas dire« , il perd son affectation à la tête du Commandement de la gendarmerie outre-mer.

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