Le roi est bien embêté…

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Notre monarque bien-aimé se fait du souci. Outre les « affaires truculentes » qui animent les couloirs du palais, outre ses serviteurs zélés qui quittent un peu précipitamment l’esquif assez bien sabordé, voilà que toute la cohorte hebdomadaire en veste fluo refuse de regagner pénates et pôle emploi…

Sa Majesté a beau allumer des contre-feux un peu partout, profiter de hasards particulièrement opportuns surgissant au bon moment pour lui venir en aide – comme à Strasbourg, on a beau ressortir un hypothétique attentat «heureusement déjoué en novembre », ainsi que l’a fait savoir le stagiaire de la place Beauveau, on a beau mettre en place un semblant de consultation nationale qui ne servira à rien  et auquel personne ne croit, rien n’y fait, les costumés du samedi semblent déterminés, malgré une lassitude marquée et bien naturelle. Du reste, cette « affaire du samedi » risque d’être très prochainement conduite devant quelque tribunal, au motif qu’elle met en difficulté certaines catégories de personnes, venant ainsi à l’encontre le la fameuse Loi de 1905. En effet, imaginons que pareilles répétitions festives au doux chants des LBD et au parfum envoûtant des grenades offensives aromatisées TNT, soient ainsi réitérées tous les dimanches : il est logique de penser que la conférence épiscopale des évêques de France aurait depuis longtemps porté plainte pour « entrave à la liberté de culte », ces manœuvres intempestives vidant ainsi les églises déjà passablement désertées.

Dans la même veine, imaginons ces réunions de  réjouissance programmées le vendredi : immédiatement, tous les imams se seraient levés vers allah pour être éclairés, puis rapidement et véhémentement dirigés vers le procureur le plus proche pour demander réparation : car il est en effet impensable que des citoyens insouciants puissent gêner un accès à une mosquée aux prêches harmonieux, ou compromettre, ou simplement gêner, une prière collective de rue aux rondeurs chaleureusement et gracieusement levées… Comme chacun sait, le samedi est réservé lui aussi, et comme il est directement impacté, il faut donc réagir au plus vite, ce qui donnerait un appui à Sa Majesté pour prononcer l’interdiction pure et simple du mouvement et conduire à son abolition.

D’après les « milieux autorisés » et qui s’autorisent un nombre incalculable de sorties abracadabrantesques, il aurait été question de la chose au dîner du crif, lorsque le chef de clan et Sa Majesté se seraient rencontrés aux toilettes (lieu discret par excellence). Bon, comme on dit : « Affaire à suivre »…. Reste que pour le moment et vu l’urgence, Sa majesté penserait à utiliser le bourgeois pour tenter de ruiner ce mouvement qui s’éternise. Car il faut bien reconnaître que, malgré la bonne volonté des médias zélés, la « com » (traduction : propagande officielle), ne fait plus tellement bien le boulot. Donc, et si on avait recours au bourgeois ? Après tout, ça a bien marché pour le couronnement… Le bourgeois est une personne tranquille, et qui fuit comme la peste tout dérangement. Il regarde régulièrement les divertissements et le JT à la télévision, il mange à l’heure, fait ses courses au même jour et à la même heure de la semaine, chez lui, c’est propre, bien rangé, et après les opérations de la cataracte, de la hanche et ses visites mensuelles chez le médecin référant, il ne veut surtout pas qu’on lui gâche sa vie à lui… Et s’il sort et qu’il est gêné par ces débraillés qui sèment le désordre, franchement, ça l’exaspère ! D’ailleurs, c’est bien simple tout le monde en a marre de ces séances, « il » l’a entendu à la télé (donc c’est vrai…).

Il se peut donc que notre monarque, qui remonte dans les résultats des sondages – à défaut de remonter dans l’estime des gens, pense sérieusement à exploiter le filon. Avec quelques micro-trottoirs bien ajustés, huit ou dix apparitions chaque semaine sur chaque chaîne et aux heures de grande écoute – là où la pub est la plus chère, avec des interventions bien dirigées, au besoin, en faisant appel à un pauvre bourgeois couvert de bandages suite à malheureux passage sur un rondpoint mal famé, pas de doute, l’affaire est jouable. Le bourgeois n’a plus rien à faire de la Nation, de la liberté – il est prêt à abandonner cette liberté pour l’illusion d’un peu de sécurité, ses enfants sont casés, alors, qu’on ne vienne pas lui chambouler sa petite vie bien réglée. Pour le moment, sa rente est encore versée à sa banque, pour le reste, ce n’est pas – ou plus – son affaire… Avec un bon plan, bien ficelé, ça peut marcher du tonnerre de Zeus… Evidemment, si on prend un ministre pour le préparer, ce plan … là, on risque le pire…

Roger FER

Source : Volontaires Pour la France

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