Le général Soubelet publiera un livre en mars

Couverture du livre de Bertrand Soubelet

 

Le 24 mars, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet publiera, chez Plon, un ouvrage intitulé « Tout ce qu’il ne faut pas dire ». Si le titre annonce la couleur, le sous-titre est encore plus clair: « Insécurité, justice, un général de Gendarmerie ose la vérité ».

Nous n’avons pu prendre connaissance du contenu de ce livre, mais il doit être sensible, surtout si l’on se rappelle que le franc-parler du général lui avait valu, le 1er septembre 2014, de perdre sa place de Directeur des opérations et de l’emploi, c’est à dire de numéro 3 de la Gendarmerie.

D’autant qu’il est extrêmement rare, en France, de voir des généraux en activité s’exprimer sur des sujets d’actualité.

Cette publication aurait dû rester secrète jusqu’au dernier moment. Mais, suite à une maladresse de la société de distribution de Plon, la parution a brièvement été annoncée en ligne. Vite retirée, l’information n’a pourtant pas échappé à la veille du ministère de l’Intérieur et de la Direction générale de la Gendarmerie, où les esprits sont désormais en ébullition en attendant de savoir ce qu’a pu écrire le « général Courage », comme il avait été surnommé lors de son éviction.

Le 18 décembre 2013, alors DOE de la Gendarmerie, le général  Soubelet avait exprimé de fortes réserves sur la politique pénale face aux délinquants, relevant notamment le nombre de remises en liberté. Ses propos, tenus devant la commission de « lutte contre l’insécurité » présidée par le député socialiste Jean-Pierre Blazy, avaient surpris.

Si de nombreux gendarmes de la base avaient salué ces positions, leur auteur s’était attiré les foudres de sa hiérarchie et s’était vu recadrer par le Premier ministre, Manuel Valls, le 7 janvier 2014 lors de ses voeux à la Gendarmerie: « Les forces de l’ordre et la justice doivent partager les mêmes buts », avait estimé le ministre, précisant qu’avec « la Garde des sceaux, nous sommes sur la même longueur d’onde ». « Je demande de poursuivre le travail dans le même état d’esprit et je ne tolérerai aucun manque à cette ligne de conduite sur le cap, la direction et la manière de travailler ensemble car l’engagement et la loyauté sont indispensables »….

Huit mois plus tard, le général Soubelet quittait son poste pour aller commander les 4600 militaires de la gendarmerie d’outre-mer.

Source : L’Essor

 

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