L’Aigle : elle pince le sexe de son compagnon gendarme pour qu’il cesse de l’étrangler

Un Ornais de 24 ans faisait subir des violences à sa jeune compagne habitante de L’Aigle (Orne). Elle avait une méthode efficace pour le faire lâcher.

gendarmerie-5-854x569-1Le jeune homme était gendarme adjoint au moment des faits (©Archives Publihebdos Illustration)

La soirée du 28 octobre 2018 a été tumultueuse pour une jeune Aiglonne, compagne d’un Ornais de 24 ans, alors gendarme adjoint en exercice dans l’Isère.

Sur fond de jalousie mutuelle, une dispute a éclaté entre les deux. Il lui a tiré les cheveux puis serré le cou avant de la menacer de mort.

« Fais ce que tu veux, continue comme cela, un jour je vais te tuer ! »

Les regrets du prévenu

« Pour moi, tirer les cheveux, ce n’est pas méchant », confie le jeune homme à la barre du tribunal correctionnel d’Alençon (Orne), jeudi 2 mai, pour répondre de ces faits de violence et menace de mort.

« Votre compagne déclare que vous l’avez serré au cou pendant plusieurs minutes et que vous avez fini par la lâcher parce qu’elle vous a pincé le sexe et giflé », rapporte le président du tribunal non sans pointer du doigt son ancienne profession. « Quand vous étiez gendarme adjoint, vous êtes intervenu sur des conflits et des violences ? » Le jeune prévenu rétorque que « quand on intervient et quand on le vit, ce n’est pas pareil. »

Celui qui répond à ses juges par « affirmatif » ou « négatif » dit « regretter énormément » son geste « et ses conséquences ».

A la recherche d’un emploi dans la sécurité publique, il avoue qu’avec « cette affaire, ça pose problème ».

L’avocat de la compagne signale que, depuis les faits, « la situation s’est apaisée » et réclame pour sa cliente « 1 € de dommage et intérêt ».

Pour la vice-procureur, « si les faits ne sont pas contestés, ils sont largement minimisés » par le prévenu « gendarme au moment des faits et qui comparait pour menaces de mort réitérées ! »

« Il s’agit d’un couple qui se dispute fréquemment, sur fond de jalousie excessive, et avec beaucoup d’impulsivité qu’il reconnaît lui-même ».

Deux mentions au casier

A la lecture du casier judiciaire du prévenu qui fait état de deux mentions, la représentante du Parquet invite le tribunal à imposer des soins au jeune homme « afin qu’il comprenne sa violence et parce qu’un gendarme doit être exemplaire tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée ».

Elle requiert alors huit mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans ainsi que des obligations de soins, de travail et d’indemnisation.

Elle se prononce, en outre, d’emblée pour un rejet de dispense de cette condamnation à son casier judiciaire B2.

« Il est en attente d’un poste d’agent municipal mais a-t-on envie qu’il soit représentant de l’État ? Il doit envisager une nouvelle orientation professionnelle ! »

« Dans la chicanerie »

L’avocat du jeune homme botte en touche. « Mon client n’a pas le profil d’une personne violente. Pour nous, c’est difficile car le moindre geste de violence est de la violence mais là, nous faisons face à une relation compliquée de part et d’autre. Quand il lui a tiré les cheveux, il était davantage dans la chicanerie ».

Le tribunal a néanmoins suivi les réquisitions du Parquet. Le jeune Ornais de 24 ans devra indemniser la victime à hauteur d’un euro. La dispense d’inscription de cette condamnation à son casier judiciaire B2 a été refusée.

Source : Actu.fr

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