La révolte des Gaulois

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Tout le monde en convient désormais, l’augmentation des taxes sur le carburant n’était que la partie visible du ras le bol du peuple français. Au-delà de cette revendication légitime de ne plus vouloir concéder à une fiscalité excessive, illégitime et confiscatoire, c’est la baisse continue du pouvoir d’achat en général qui apparait désormais au cœur de la grogne populaire.

Cependant, les revendications des gilets jaunes, lorsque l’on cherche à les identifier de façon concrètes semblent beaucoup plus subtiles à saisir et le malaise beaucoup plus grand et profond qu’il  n’y parait.

Derrière les cris vengeurs et unanimes appelant à la démission du sieur Macron, on constate un réel fossé, non pas seulement entre un président de la république et ses administrés, mais une profonde et irréversible fracture entre un peuple et des institutions devenues obsolètes du fait même que plus personne n’y croit, en dehors peut-être, de la caste de privilégiés qui vivent encore sur la bête ou de ce qu’il en subsiste.

En réalité, le cri de colère des français, même s’il reste encore mal défini est la marque d’une triple souffrance.

Tout d’abord, et c’est bien naturel, le mot d’ordre premier et ostensible, la priorité, c’est pour nos compatriotes, de pouvoir vivre des fruits de leur travail. La fiscalité devenue insupportable s’entend d’autant moins bien qu’elle semble ne plus servir à rien puisque les services reçus en contrepartie de ce consentement à l’impôt toujours plus lourd sont défaillants pour ne pas dire en voie de disparition. Pourquoi, en effet, subir la plus forte pression fiscale du monde occidental quand les fonctions régaliennes ne remplissent plus leur rôle, quand la sécurité n’est plus assurée qu’au coup par coup, quand l’instruction publique présente des résultats catastrophiques, quand la justice est paralysée par le manque de moyens ou quand les personnels de santé manquent…

Où va l’argent ? Que sont devenues les formidables richesses du pays ?

Ensuite, on ressent collectivement l’idée désagréable que la France, non seulement ne pèse plus rien dans son environnement international mais n’est même plus capable de s’occuper correctement de ses propres enfants. Même si ce n’est pas le sentiment moteur de la révolte, cela reste présent dans le subconscient collectif, comme une migraine que l’on tente d’oublier mais qui reste toujours présente dans un petit coin de nos têtes et qui sait nous rappeler de temps en temps, le souvenir de la France d’avant, celle qui permettait à ses enfants d’évoluer, de partir en vacances et de vivre en sécurité dans un pays envié de tous.

Comment en est-on arrivés là ?

Enfin, et c’est sans doute le phénomène le plus important à moyen terme, les Français dans leur immense majorité et au-delà des courants partisans ne croient plus au système, ne font plus confiance au personnel politique, aux élus, encore moins aux médias officiels qui colportent les informations sélectionnées, autorisées et manipulées par les coulisses d’un pouvoir au service d’intérêts opaques.

Cette crise aigüe de la confiance et de la représentation est flagrante. Qui autour de nous est satisfait de son député ou de son sénateur ? Qui se sent représenté justement, entendu et défendu ? Personne. Le parlementaire fait sa vie, gagne beaucoup, et souvent, ne sert à rien.

La signature prochaine du pacte mondial pour les migrations (qui fera de la France un hall de gare planétaire – https://volontaires-france.fr/ – ) par nos « dirigeants » est l’exemple parfait de la trahison de la souveraineté populaire puisque cela va se jouer sans aucune consultation des français ni même du parlement, alors qu’il s’agit d’une des décisions les plus lourdes de conséquences de ce début de siècle pour l’avenir du pays.

Après tout, pourquoi demander son avis à un peuple de consommateurs qui se contente du RSA et de Cyril Hanouna ? Du pain et des jeux…

Cependant, la révolte gauloise prend corps. Nul ne sait encore aujourd’hui ce qui en sortira mais demain ne sera plus jamais comme hier. Le système est en fin de course. Il faudra bien, bientôt, en finir avec les présidents choisis par les banques et les institutions internationales plus ou moins officielles pour remettre en place un régime qui prenne en compte les seules missions qui devraient le soucier, la prospérité et la sécurité des Français, la transmission d’une France libre, forte et authentique à leurs enfants.

Gérard HACHE

Source : Volontaires Pour la France

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